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Faire le deuil du face à face ? Pas facile pour les acteurs de l'éducation.

Par Tété Enyon Guemadji-Gbedemah , le 07 avril 2009 | Dernière mise à jour de l'article le 08 avril 2009

L'apprentissage collaboratif ne date pas d'aujourd'hui. Il est bien antérieur à l'avènement des technologies de l'information et de la communication (TIC). Mais ces dernières ont largement contribué à lui conférer sa popularité actuelle et à en faire presque un passage obligé dans plusieurs domaines.

Dans son dossier d'actualité n°43 de mars 2009, le Service de Veille Scientifique et Technologique de l'INRP fait le point sur ce thème sous la plume de Rémi Thibert.

L'auteur fait remarquer qu'une définition de l'apprentissage collaboratif est difficile parce que ce type d'apprentissage peut prendre des aspects très variés. A Dillenbourg qui soutenait, par exemple, qu'une situation est dite collaborative lorsqu'elle est interactive, synchrone et négociable entre pairs, on peut rétorquer que la synchronie n'est plus d'actualité avec certains outils de collaboration comme les wikis.

Par ailleurs, dans la littérature on trouve les termes « coopératif » et « collectif » employés pour désigner des situations collaboratives ce qui n'est pas sans créer de la confusion dans les esprits.

Quoiqu'il en soit, relève Thibert, les technologies de l'information et de la communication supportent le mouvement collaboratif et il cite un exemple de collaboration efficace avec les TIC : la recherche internationale pour découvrir le virus responsable de la grippe aviaire qui a mobilisé 13 laboratoires.

« Chaque laboratoire travaillait indépendamment, mais ils se retrouvaient tous en visioconférence tous les jours pour faire le point sur leurs avancées respectives. La mise en commun des découvertes des uns, la prise en compte des avancées des autres, ont permis de mettre à jour le virus en question en seulement quelques semaines. »

Dans le monde éducatif, les pratiques collaboratives avec les TIC se déroulent entre enseignants et au sein de la classe. Dans l'un comme dans l'autre cas, il s'agit de construire collectivement des connaissances, ce qui n'est pas sans soulever des questions de propriété intellectuelle et souvent des réticences.

Les étudiants tout comme les enseignants ont du mal à faire le deuil de la relation face à face. Pourtant des études montrent que plus vite ce deuil sera fait, dès que les circonstances d'apprentissage l'exigeront, mieux ce sera pour l'efficacité de l'enseignement et de ses produits.

Voir : Rémi Thibert, Quelles pratiques collaboratives à l'heure des TIC ?, dossier d'actualité n°43 de mars 2009.

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