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Au colloque international francophone, une participation africaine quasi nulle -

Par Louis-Martin Essono , le 27 janvier 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Le Colloque Réalisation d’outils pour la formation et environnements, qui s’est déroulé du 24 au 26 janvier 2001 à Toulouse, a accueilli des représentants de plusieurs pays, dont DEUX d’Afrique.

Trois jours semblent avoir suffi au monde francophone, notamment les Français et les Canadiens pour parler des multiples problèmes que connaît l’enseignement sous toutes ses coutures. Quatre ateliers ont fonctionné en parallèle. Le premier atelier a abordé, outre

la manière d’enseigner dans un environnement informatisé d’apprentissage

, la méthode d’application, les types de logiciels, de ressources, d’outils disponibles, etc., et aussi le type de coopération entre des individus de compétences différentes.

Le deuxième atelier avait pour but

de faire état d’enjeux de sociétés d’institutions au sein desquels les NTIC ont un rôle prépondérant

quitte à montrer quelles relations entre les acteurs des institutions interviennent par le biais de ces nouvelles manières de travailler. Quant au troisième atelier, bâti sur des expositions concrètes, il a fait voir des dispositifs techniques innovants pour l’enseignement ou l’apprentissage.

Réservé aux questions de pédagogie et de didactique, le dernier atelier était centré sur le produit réalisé qui

apparaît comme le résultat d’un cheminement qui a pour origine l’acte d’apprendre ou d’enseigner

à partir de situations d’apprentissage ou d’enseignement précises et concrètes qui décrivent des difficultés de processus ou ou des enjeux d’apprentissage.

Afrique, où est ton apport?

Au cours de ces assises d’un bon niveau de réflexion, l’impression très nette qui s’est dégagée a montré que deux représentants de l’Afrique, provenant tous deux du Gabon, ont illustré par leur annonce, les problèmes de l’heure. À savoir l’introduction des NTIC dans l’enseignement.

Leur message a été d’autant plus intéressant qu’il avait trait à des établissements de formation initiale, l’Institut Pédagogique National et l’École normale supérieure. Dans le premier cas, la confrontation du nouveau matériel relativement à la géométrie a complété les textes de l’ENS qui ont porté sur la nécessité des TIC dans une ENS et aussi sur

le facteur linguistique dans la planification des productions éducatives.

Il est significatif que ces thèmes soient récurrents partout en Afrique, au moment où les Chefs des États d’Afrique admettent enfin, et ce, depuis Bamako 2000, la nécessité de la mondialisation dans leurs pays. Si plusieurs pays (le Gabon, le Sénégal, le Cameroun) pensent sérieusement à introduire des connexions Internet dans leur système d’enseignement, il se pose le très pertinent problème des contenus mais aussi des facteurs linguistiques utilisés pour ne pas sombrer dans l’uniformité.

On sait que les chercheurs camerounais, sénégalais, congolais et burkinabè ont déjà, respectivement, développé des logiciels en langues nationales pour introduire et faciliter des cours en ligne en vue de charrier la connaissance universelle. Par ailleurs, si l’adoption ou non des NTIC ne se pose plus, leur vulgarisation et leur exploitation demeurent dramatiques à cause d’éventuelles déviations pédagogiques et didactiques et des pertes de temps inévitables. Les réflexions actuelles sur le sujet méritent une plus large diffusion que celle dont a été l’objet ce colloque. Naturellement, se pose l’éternel problème des moyens pour la participations aux réunions qui se déroulent dans le cadre des réseaux peu connus.

Les troisièmes journées de l’Innovation ont aussi intéressé par d’autre sujets tel ceux qui ont traité , soit de

l’élaboration d’un guide d’accompagnement au projet sur Internet : les paris de la présence à distance

, soit des

cours en ligne à la nouvelle éducation

, soit enfin sur

le TICE et le travail coopératif distant pour l’élaboration et la production de contenus d’enseignement et de formation

Si on on a regretté l’absence des résumés des communications, le souhait d’une mise à disposition des textes a été lancé, tout comme celui des adresses des contributeurs.

Le site du colloque est consultable au http//www2.toulouse.iufm.fr

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