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Hourtin : des perspectives heureuses pour la formation à distance en France

Par Louis-Martin Essono , le 20 août 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Des actions efficaces et favorables pour l’éducation

En inaugurant ce 20 août la 22ème Université d’Eté de la communication dont Thot annonçait déjà la tenue, Jack lang, le ministre français de l’Education a choisi Hourtin, une bourgade de la région de Bordeaux au sud Ouest de la France, pour présenter la politique qu’entend mener le Gouvernement français en matière d’education en général et en matière d’Enseignement à distance en particulier.

Sans s’embarrasser de circonlocutions, M. Lang a affirmé la nécessité de l’Internet dans les établissements scolaires malgré le risque de la perte de la culture nationale. En fait, a-t-il déclaré :

s’engager résolument dans ce changement culturel était le signe du refus de l’immobilisme et de la fatalité. Il n’aurait pas été concevable qu’une institution comme l’Education nationale, avec ses 12 millions d’élèves et son million d’enseignants, soit étrangère à cette révolution technologique. Certes ces bouleversements peuvent constituer un risque redoutable pour notre culture. Ce risque est évitable quand on se montre volontaire et ambitieux, quand on maîtrise les techniques sans en être les esclaves. D’autres bouleversements technologiques et intellectuels du passé, tels l’imprimerie ou le cinéma, nous montrent l’exemple. C’est une formidable occasion de renouveau intellectuel et de transformation des modes de diffusion et de propagation des idées. Notre engagement pour la société de l’information est une chance nouvelle pour l’école. C’est un choix de société, c’est un choix de civilisation, et c’est un choix de gouvernement qui doit être une source de fierté collective.

L’exaltation de la formation à distance

Après avoir fait l’apologie des Ntic et de la création de nouveaux diplômes relatifs, J. Lang a signalé la signature d’accord pour la création de nouveaux services et de nouveaux contenus en vue de rendre libre l’accès à des données numériques. Le ministre a également annoncé des actions pour que le Louvre et l’Institut Géographique National mettent numériquement, avec des notices pédagogiques, leur données à la disposition des enseignants et des professeurs. Ce sera pareil pour la Météo, l’Institut National de la santé et de la recherche médicale, IBM pour favoriser et faciliter l’apprentissage des matières scolaires par les élèves et au moyen des NTIC et de la formation à distance. La BBC sera mise à contribution pour l’enseignement de l’anglais.

En annonçant les réformes du Cned et du CNDP, J. Lang a dit que ces deux organismes seront profondément touchés par ces mutations technologiques en mettant en oeuvre un certain nombre de chantiers. Ainsi, pour le Cned, c’est la mission d’EAD qui est repensée pour tenir compte d’Internet et de la mise en ligne des cours. C’est aussi le partenariat du Cned avec les universités qui se développe autour des campus numériques. Le Cndp assurera la production et la diffusion d’outils pédagogiques auprès des enseignants, tel le développement de son rôle d’éditeur multimédia en ligne (des sites Internet et des banques de données) et hors ligne (DVD et CDRom).

Pour l’Université, J. Lang a dit que les 7 premiers campus numériques démarreront dès la rentrée universitaire 2001 en économie/gestion, en droit des affaires, en droit, en mécanique ou en sciences de l’ingénieur. Il s’est réjoui d’avoir lancé un serveur Internet d’information "formasup" qui présente l’offre de formation à distance française et donne accès à de nombreuses ressources sur le sujet.

Avant d’achever son propos qui a charmé le public pour ces réformes sociales, le minsitre français a annoncé que désormais

les élèves auront accès à distance à leur enseignant, aux ressources mises en ligne par leur établissement. Les frontières de l’école vont devenir plus floues, remettant en cause les notions d’

accompagnement scolaire. L’enseignement à distance fera partie des modes d’accès aux savoirs, pleinement intégré aux systèmes en vigueur. De nombreux obstacles restent pourtant à lever : l’organisation matérielle des classes et des établissements ; l’accès au haut débit ; la maintenance des équipements.

Ces annonces augurent une école nouvelle qui renforcera la capacité française à approfondir la maîtrise de l’outil technologique pour l’enseignement. Et de creuser d’avantage le fossé ou la fracture numérique qui s’observe entre le Nord et le Sud. A chaque Etat de prendre ses responsabilités.

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