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Maroc et CNED : de nouvelles amours à distance -

Par Louis-Martin Essono , le 01 janvier 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

La Direction des affaires internationales révèle en effet que l’ouverture du secteur de la formation aux entreprises privées est

l’une des réponses apportées au Maroc à une demande forte de modernisation et d’adaptation au marché de l’emploi.

Selon J. Charlier, deux partenariats ont été signés entre le CNED et le Maroc.

Le premier partenariat lie, par accord, le Cned à deux centres de formation supérieure privés du Maroc, le Al Miza Centre et le groupe Atway. Cette convention prévoit

la mise en place de formations à distance de type BTS (secteurs tertiaires et industriels). Les étudiants sont inscrits auprès du CNED qui assure le suivi pédagogique.

En revanche, pour les apprenants inscrits, le Maroc s’engage

à mettre en place un accompagnement pédagogique en présence (travaux dirigés et pratiques, tuteurs, mise à disposition d’un centre de ressource).

Les partenaires marocains s’occupent également de l’inscription et de l’organisation des examens finaux. Cette formule permet non seulement de garder une très grande maîtrise du suivi pédagogique, mais encore de donner aux apprenants

exigeants une formation de qualité "à la française" qui se met à leur service en offrant un suivi renforcé et un tutorat adapté.

Le CNED a aussi pris accord avec l’ Institut français de Casablanca (IFC). Cet accord prévoit, lui,

la mise en place de formations à distance du CNED dans le domaine du français langue étrangère et de la méthodologie de son enseignement.

Le CNED assure le suivi pédagogique et la correction des devoirs alors que l’IFC assure la correction des devoirs oraux et s’engage à mettre en place un tutorat à distance et des regroupements.

On peut saluer ces initiatives qui ouvrent les pays africains à des formations dites de qualité parce qu’elles sont dispensées par l’étranger. La diplômation et la certification consécutives à ces formations sont un heureux précédent grâce auquel les apprenants peuvent avoir accès à des diplômes français. En outre, la réduction des coûts de formation reste fort appréciée; le CNED réalise là un bon coup que lui envierait sa concurrente française.

Pourtant, on ne peut s’empêcher de regretter l’absence de formation pour les formateurs dans ces centres et de sites ou adresses électroniques par lesquelles se ferait l’inscription. Si les cours sont en ligne, à quelle adresse les trouve-t-on pour le cas du Maroc?

Les travaux dirigés et les travaux pratiques s’effectuant en présence excluent-ils des expériences en ligne sur telle ou telle situation imprévue sur le terrain mais que pourrait rencontrer l’apprenant? Enfin, la langue française au Maroc a-t-elle désormais un statut stable? Langue étrangère ou langue seconde? Quelle méthodologie utiliser? À moins que ce détail minime n’ait de l’importance que pour les apprenants et leurs enseignants locaux.

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