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Une solide étude du parlement européen sur les bibliothèques virtuelles et l’enseignement -

Par Denys Lamontagne , le 29 janvier 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 05 juin 2009

Si la révolution numérique a amené avec elle une masse quasi infinie d’informations, elle appelle aussi les bibliothécaires et les bibliothéconomistes à redéfinir radicalement leur rôle.

Mais ce n’est pas tout de posséder des informations organisées et indexées; seule leur utilisation leur donne un sens. L’utilisation et l’intégration des bibliothèques numériques en éducation est possible, faisable et pertinente : pourtant, on le fait peu.

L’utilisation des ressources numériques, outre l’obstacle des équipements et infrastructures, se développe nécessairement de pair avec l’augmentation de l’autonomie des étudiants et l’implantation de nouvelles façons d’étudier et d’enseigner. Autrement dit, l’organisation scolaire tout comme la didactique changent si nous changeons nos modes d’accès au savoir.

C’est le constat que fait cette excellente étude d’Éric Sutter, «Bibliothèques virtuelles et Enseignement : étude d’impact», commanditée par le parlement européen. Parue en 1998, elle est toujours très à propos.

Vous pouvez la télécharger sous format .pdf (160 Ko)

En voici quelques extraits :

«un constat peut être déjà fait à ce stade : la faible "intégration" actuelle de l’usage des ressources documentaires numérisées dans ce qui a trait à l’éducation tant dans les discours que dans les réalisations.»

Le fonds documentaire devient potentiellement illimité et couvre aussi bien la littérature, des textes scientifiques, des images d’oeuvres d’art... du monde entier. Cet élargissement pose cependant des problèmes de caractérisation et de désencombrement.

Grâce au réseau et aux ressources disponibles sur celui-ci, on assistera à une diversification de l’offre éducative et des projets pédagogiques tant pour l’enseignement secondaire que pour l’enseignement supérieur. Aux côtés d’établissements traditionnels (bien que connectés au réseau) vont se développer de nouveaux lieux de formation pour des publics spécifiques, des offres d’enseignement à distance complémentaires ou substitutifs de l’enseignement présenciel, des écoles ou universités virtuelles. Une situation concurrentielle va se créer entre les établissements ou entre l’offre publique et l’offre privée.»

Recommandations

Faciliter l’usage des bibliothèques virtuelles dans l’enseignement

  • Encourager un équipement équitable des établissements
  • Agir auprès des enseignants
  • Agir auprès des "éditeurs" et des "producteurs" de documents
  • Agir auprès des bibliothécaires

Faciliter la création et le développement de bibliothèques virtuelles adaptées aux besoins de l’enseignement

Si l’on veut une réelle appropriation par l’univers de l’éducation des opportunités offertes par les progrès technologiques affectant les bibliothèques, il faut non seulement faire évoluer l’offre et mettre à disposition les outils d’accès mais aussi (et surtout ?), il faut privilégier plus que maintenant dans les programmes communautaires les actions en faveur de la recherche en sciences sociales (sciences de l’éducation et sciences de l’information), des échanges d’expériences et des évaluations.

Bref, tout le potentiel est là...

Télécharger « Bibliothèques virtuelles et Enseignement : étude d’impact » 160 Ko, .pdf

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