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Le Gabon a les atouts pour piloter la formation à distance en Afrique Centrale, mais... -

Par Louis-Martin Essono , le 05 août 2000 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Depuis les recommandations de Bamako 2000, le Gouvernement gabonais, aidé en cela de plusieurs organismes internationaux comme le PNUD et le projet Information et Communication pour le développement (ICD), introduit à un rythme vertigineux les outils relatifs à l’utilisation de l’Internet sur l’ensemble de son territoire.

La vulgarisation des NTIC au Gabon

Les grandes villes abritent désormais des cybercafés. Outre des points d’accès privés, le Gabon voit aussi fleurir, dans tous les domaines d’activité, la mise en place de services à distance.

C’est ainsi que le Centre multimédia des Nations Unies (le PNUD), la Direction Générale des Archives nationales, la Bibliothèque Nationale et la Documentation Gabonaise peuvent offrir au public gabonais, contre paiement, des services à distance. Les consultations peuvent donc s’opérer à domicile ou dans les institutions déjà connectées à Internet.

De la formation à la bonne utilisation des NTIC

Afin d’assurer une utilisation optimale de ces outils, le Gouvernement gabonais accélère et multiplie des stages d’initiation et de perfectionnement destinés aux hauts cadres, aux responsables des télécentres et aux chercheurs. Depuis Bamako 2000, ces formations s’effectuent presque chaque mois. En février 2000, par exemple, une dizaine de jeunes Gabonais avaient reçu une formation de webmestres en vue d’élaborer une stratégie nationale de l’information et de la communication.

Au mois de mars, le Gabon a installé à Libreville un complexe chargé de regrouper des structures orientées vers les NTIC pour initier le public à l’informatique, à l’Internet

à la formation en bureautique, au développement et à l’hébergement des sites web et au conseil en communication en entreprise.

De même, l’Institut des Nations-Unies pour la Formation et la recherche, Unitar, en collaboration avec le Gouvernement gabonais, travaille

pour l’entrée du Gabon dans la société de l’information.

C’est dans le même esprit qu’un séminaire national, tenu en avril dernier, a réuni plusieurs cadres pour

l’accès à l’information de proximité, la diffusion des savoirs scientifiques et économiques, et la dynamique économiques des NTIC.

La formation à distance en queue de peloton

Le Gabon est certainement le premier pays d’Afrique centrale à offrir des cours nationaux sur le net, grâce à la mise en réseau, en février 2000, de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (présentation AUF ) qui, en temps réel, véhiculera vers le laboratoire sismologique d’Albuquerque au Nouveau Mexique (USA), les données sismiques recueillies au Gabon. Le président gabonais vient aussi de décider de doter les établissements primaires et secondaires de 300 ordinateurs pour familiariser les jeunes, dès septembre prochain, avec les NTIC.

On sait cependant que, le réseau routier gabonais demeure insuffisant à cause de la grande forêt équatoriale du pays. Les écoles sont peu développées et l’analphabétisme encore criant.

Le Gabon, qui n’a produit aucun résultat satisfaisant lors des programmes de l’ ACCT sur la formation à distance des enseignants de français, entreprend cependant de nouer avec le RESAFAD pour la formation à distance des directeurs d’écoles. La difficulté, dans ce pays comme dans la plupart des pays limitrophes, c’est le coût encore très élevé du téléphone et surtout l’absence d’une politique nationale concrète en formation à distance.

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