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Une matrice de changements sociétaux mènent nos enfants à la "carence de Nature"***

Par Denys Lamontagne , le 26 mars 2007 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

Le journaliste Richard Louv a mené un enquête de plusieurs années pour la rédaction du livre «Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder» (Le dernier enfant dans les bois - Sauvez nos enfants de la carence de Nature).

Si la plupart d’entre nous avons déjè observé que nos enfants sont beaucoup moins souvent dehors que nous l’étions à leur âge, Louv s’est questionné quand il s’est aperçu que cette tendance était aussi forte dans les campagnes que dans les villes et plus forte encore dans les banlieux que dans les villes où pourtant on trouve beaucoup moins d’espaces naturels. Est-ce que les technologies et Internet en sont responsables ?

Louv a le don des formules évocatrices. Ainsi il note que :

  • les espaces de jeu «sécuritaires» sont plus conçus pour mettre les autorités à l’abri des poursuites que pour protéger les enfants (more "lawyer-friendly" than "child-friendly.)  
  • le message envoyé aux enfants est qu’il est dangereux, compliqué ou souvent illégal, de jouer dehors dans des espaces non-encadrés. Il est même dangereux de revenir de l’école à pied !  
  • la croissance des sports d’équipe va en parallèlle avec celle de l’obésité, non pas que le soccer ou le basketball favorisent l’obésité mais que le fait que la société et les parents encouragent ces sports en réponse au manque d’activité ne compense nullement le fait qu’une ou deux heures de mouvement par semaine ne sont rien comparées aux douze à 30 heures de marche, de course et de jeux non-encadrés que les enfants pratiquaient par semaine il y a 30 ans.  
  • Il est facile de blâmer les jeux vidéos, la télé, Internet, la voiture quand s’érige une matrice de forces sociétales qui vont toutes dans le même sens : encadrer et rentabiliser le moindre moment et espace de vie et d’attention.

La nature est fondamentalement en rupture avec cette logique, rêvasser pour le plaisir, se promener dans un parc public ou jouer des jeux aux règles fluctuantes sans autre mérite que d’en retirer de l’amusement ne rentre pas dans le circuit.

D’où la réponse «nature» et l’idée qu’en réponse à ces problèmes et à bien d’autres, la promotion des activités en nature permet de retrouver bon sens, équilibre, assurance.

Do today’s kids have "nature-deficit disorder? dans "Salon".

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