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Je suis cyberdépendant et je me soigne

Par Om El Khir Missaoui , le 01 février 2009 | Dernière mise à jour de l'article le 11 février 2009

Quand mon enfant passe de longues heures, de jour comme de nuit, rivé devant sa console de jeu et Internet, que les messages qui fusent à mon égard sont minimalistes, faits d'un langage rapide et limité excluant toute nuance, je mesure tout l'écart qui le sépare de la vraie vie d'un jeune studieux, sportif, investi dans une action civile,... que sais-je encore! car il est loin le temps où je m'émerveillais de son enthousiasme pour les héros virtuels, où je constatais clairement ses progrès dans l'apprentissage des langues à force de décrypter les règles et parcours de jeu et où retentissaient à tout bout de champ ses cris d'allégresse à l'instar des formules consacrées utilisées par les personnages qu'il incarnait...

 Il faut dire que l'univers du jeu vidéo ne compte plus ses révolutions, notamment à travers l'usage du réseau  puisque les consoles se mettent au live et que le jeu  en ligne massivement multijoueur MMORPG (associant  jeu de rôle et jeu en ligne) exerce sa magie sur les utilisateurs. Celui-ci  obéit notamment à 3 critères :

  • Il se joue en ligne sur internet,
  • Il est massivement multijoueur, permettant à un grand nombre de personnes d’interagir simultanément,
  • Le monde virtuel dans lequel les joueurs progressent est persistant c-a-d qu’il continue à évoluer même lorsque le joueur n’est pas connecté.

 Les spécialistes mettent en garde contre les dérapages d'une assiduité de plus en plus accrue par rapport à l'usage de ce type de jeu et qui conduisent , si l'on n'y prend garde, à la cyberaddiction ou cyberdépendance les personnes fragilisées par ailleurs à cause de vécus frustrants sur les plans familial, scolaire, professionnel, social, etc.

Il faut tout de même distinguer l'abus, qui peut certes être préjudiciable, de l'addiction à proprement parler et qui se manifeste par quelques signaux d'alarme :

  • Un sentiment d’euphorie à naviguer sur Internet
  • L’incapacité à s’arrêter : 40 heures par semaine est un critère, mais certains en font moins tout en étant très atteints,
  • Le besoin d’augmenter la durée pour obtenir l’effet désiré,
  • Un manque de temps pour la famille et les amis, avec des mensonges sur son activité,
  • Un sentiment de vide, de dépression et d’irritabilité sans l’ordinateur (ou la console),
  • Des problèmes à l’école ou au travail,
  • Les conséquences physiques : troubles du sommeil, troubles de la vue, maux de tête, maux de dos au niveau des épaules, douleurs dans les mains, repas irréguliers, mauvaise hygiène personnelle, problèmes dentaires, épuisement, fatigue chronique,
  • Les conséquences psychologiques : un désintérêt général, un désinvestissement relationnel, de l’anxiété, des problèmes de comportement.

Il ne s'agit pas de diaboliser la passion pour Internet et les jeux virtuels mais de rester vigilant et de faire en sorte que nos vies aux modes réel et virtuel se conjuguent dans la symbiose. Par exemple, pour faire la part des choses et accompagner un enfant dans l'univers virtuel suivez ces liens.

- Au secours, mes enfants jouent aux jeux vidéo

- Prévenir et soigner la cyberaddiction

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