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Les priorités et les stratégies éducatives de la Banque mondiale -

Par Denys Lamontagne , le 27 mars 2000 | Dernière mise à jour de l'article le 24 avril 2009

La Banque mondiale n’est pas une oeuvre de charité mais elle n’est pas non plus une entreprise qui cherche le profit financier à court terme; c’est ce qui la distingue des autres banques. Le seul profit à court terme qu’elle recherche est le profit politique, auquel est lié son financement international.

Dans l’optique de la Banque mondiale, le meilleur potentiel de profit à long terme se trouve chez une population scolarisée, habile et capable de créer de la richesse; ce qui ne se trouve pas chez une population pauvre, ignorante et exploitée.

Il est donc dans son intérêt de réduire la pauvreté, d’augmenter l’éducation et de faire respecter les droits, en particulier les droits de l’homme à l’échelle de la planète. Son nom n’est-il pas Banque mondiale?

Ses positions franchement politiques ne font pas vraiment le bonheur de certains pays vendeurs de chaos et lui attirent des critiques; mais l’orientation tient bon.

«La stratégie mise au point par la Banque mondiale pour lutter contre la pauvreté consiste à encourager l’usage productif de la main-d’oeuvre, ressource principale du pauvre, et à assurer aux pauvres les services sociaux de base.

L’investissement éducatif est facteur d’accumulation de capital humain, lui-même facteur d’amélioration du revenu et de croissance économique soutenue. L’éducation, surtout au niveau du primaire et au premier cycle du secondaire (éducation de base), contribue à faire reculer la pauvreté en augmentant la productivité du travail des pauvres, en réduisant les taux de fécondité, en améliorant la santé et en faisant acquérir aux gens les compétences dont ils ont besoin pour participer pleinement à la vie économique et sociale de leur pays.

Plus généralement, l’éducation contribue au renforcement des institutions de la société civile et des capacités nationales et à la bonne gestion des affaires publiques, éléments essentiels à l’application de politiques économiques et sociales judicieuses.

L’éducation de base porte sur des compétences générales, comme le langage, les sciences et les mathématiques, ainsi que les communications. Elle comprend aussi l’acquisition des dispositions mentales nécessaires à l’exercice d’un emploi.

La transmission des savoirs théoriques et professionnels relève des niveaux supérieurs du système éducatif; la formation sur le tas et la formation permanente liée à l’emploi actualisent ces compétences. »

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