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Comment l'université française s'adapte t-elle à la nouvelle réalité éducative ?

Par Alexandre Roberge , le 01 décembre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 16 février 2009

L'université française doit s'approprier les nouvelles technologies et les institutions travaillent en ce sens. En effet, il faut rejoindre la réalité de l'étudiant qui est habitué à écrire une dissertation tout en clavardant sur MSN, en envoyant des SMS et en alimentant des profils personnels ou des blogues. Les outils numériques étant devenus pratiquement les outils de base des étudiants, l'université doit alors trouver le moyen d'allier technologie et pédagogie. C'est du moins la conclusion principale de la conférence sur le sujet organisée par ÉducPros

La question principale posée lors de cette conférence était de savoir si l'université française était prête pour le e-learning. Sans fournir de réponse globale, les participants ont proposé de beaux exemples d'adaptation de l'enseignement post-secondaire en e-learning. Par exemple, au niveau de la médecine, l'UPMC a décidé de rendre disponible sur son ENT (Environnement Numérique de Travail) l'ensemble des cours de médecine des deuxième et troisième années. Du coup, l'étudiant peut télécharger, réutiliser des cours, les podcaster, etc.

Une autre université, Lyon 1, a mobilisé une équipe de 40 personnes pour développer les TICE. Ainsi, c'est tout un réseau social qui se bâtit sur des forums répondant aux questions des étudiants après un cours magistral, des wikis, des podcasts, des vidéo de cours, etc. On utilise même les fameuses manettes de la console de jeu Wii (Wiimotes) pour des cours d'anatomie. 

D'autres exemples ? À Grenoble 1, on enregistre les cours magistraux sur DVD (qu'on remet aux étudiants par la suite); au CNED, on se tourne vers des jeux de rôle virtuels pour préparer les étudiants à des oraux de concours et on apprend la calligraphie chinoise avec des interfaces graphiques qui peuvent servir de calques pour corriger les idéogrammes faits par les étudiants. 

De tels exemples nous montrent que peu à peu les universités françaises se modernisent pour atteindre les étudiants qui vivent dans une réalité technologique importante. Néanmoins, ce constat ne fait pas l'affaire de tout le monde et certains, comme Serge Ravet, délégué général d'EifEL, se demandent si nous ne sommes pas en train de concentrer nos énergies sur la manière de transmettre plutôt que la transmission de connaissances elles-mêmes. On peut dire que c'est un débat qui est loin d'être clos...

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