Articles

Afrique francophone : un nouvel état des lieux sur la formation à distance.

Par Louis-Martin Essono , le 27 décembre 2007 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

Depuis près de trois ans, on n’avait plus eu de bilan des activtés de la formation à distance en Afrique francophone au Sud du Sahara. Les anciens documents, dépassés, provenaient de Régine Thomas qui avait mis au point un observatoire. On peut encore valablement se souvenir que l’Intif avait établi un Compendium qui connut alors un grand succès sur les formations à distance en Afrique francophone.

En 2003, un premier bilan (pdf) avait été dressé pour montrer les difficultés de l’Afrique à adopter la FAD, par la suite, l’Adea publiait un document relativement complet qui présentait un rapport (pdf) bilingue et réactualisé sur le bilan de la formation à distance en Afrique subsaharienne et l’apprentissage libre. On eut aussi droit, par l’entremise de la même institution, et en vue de faciliter l’adoption des stratégies nationales intégrées en matière d’utilisation des TICE, à un recensement de bonnes pratiques ayant fait leurs preuves. Cette étude avait privilégié la recherche de solutions raisonnées pour satisfaire une demande croissante anticipée en enseignants à l’horizon 2015.

Voici que le portail Edusud publie, en cette fin d’année 2007, les résultats d’une série de travaux d’ateliers sur les TICE et la FOAD en Afrique francophone, réalisés entre 2004 et 2006. L’objectif est de proposer un état des lieux et des pratiques constatées, pour mieux permettre aux acteurs et décideurs de mesurer les difficultés mais aussi les opportunités offertes par ces nouvelles approches méthodologiques et technologiques dans les systèmes éducatifs africains.

"Formation à distance en Afrique Sub-saharienne francophone - Etudes comparées" comporte 5 parties gratuitement téléchargeables dont une réservée au regard critique (pdf) de deux chercheurs, les autres étant consacrées aux contributions de la Banque Mondiale, de l’ADEA et de l’UNESCO sur l’incitation et l’initiation à la FAD, aux contributions des pays africains présentées lors du séminaire UNESCO de 2004, à la synthèse du travail collaboratif effectué au sein du RESAFAD de 2005 à 2006 et enfin aux études de cas de quelques pays (de l’Afrique de l’Ouest (2006).

La réactualisation de ces formations et de l’état des lieux, si elle était endogène, stimulerait davantage les décideurs à développer, outre la FAD, mais aussi les utilisations rationnelles des Tice. Il est regrettable que le sort de ces volets de l’éducation continue de se voir booster de l’extérieur.

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné