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Francophonie : l’AUF aide le Canada à fabriquer la pâte à papier- En ligne

Par Louis-Martin Essono , le 16 mai 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

L’Université des Trois-Rivières UQTR vient de publier un communiqué par lequel elle annonce une entente avec le Bureau Amérique du Nord de l’ AUF. Le projet qui réunit les deux institutions s’inscrit en lien avec la priorité accordée à la formation en ligne par le Bureau Amérique du Nord qui a d’ailleurs reçu, à cet effet, un appui financier du ministère québéquois des Finances, étant donné que le gouvernement du Québec accorde une grande importance aux régions ressources et à l’identification de la Mauricie et du Centre-du-Québec dans l’axe de développement des pâtes et papiers.

Cette information constitue un exemple pour les pays en développement dans les différentes conventions qu’ils établissent avec les Institutions multilatérales. L’intérêt concerne la recherche effectuée sur les ressources naturelles devant ainsi participer au bien-être des populations locales. Il est également louable d’apprendre, que malgré l’aide de l’AUF, le Gouvernement québéquois a mis la main dans la poche pour participer à la concrétisation d’une région-ressource dont il profitera au plan national et international.

Selon le vice-recteur associé aux services académiques et aux technologies et vice-recteur à l’enseignement et à la recherche à l’UQTR, le développement des papiers à valeur ajoutée représente une forte tendance de la demande à l’échelle internationale et le fait de disposer d’un contenu de formation en ligne sur ce thème offre un grand intérêt pour l’industrie papetière.

Le choix de l’enseignement à distance n’est pas gratuit. Au cours de l’année 2003, l’ UQTR pourra effectivement rendre accessible cette activité d’enseignement médiatisé, tout en envisageant des mécanismes de reconnaissance de cette formation, en crédits de scolarité universitaire. Ce projet pilote pourrait constituer le premier d’une série de quatre volets de formation en ligne en pâtes et papiers, qui seraient éventuellement produits au cours des prochaines années. De ce fait, une perspective durable sera donnée au projet avec, en plus, la mise à jour continue des contenus de cours.

Outre les papiers à valeur ajoutée, poursuit le communiqué, l’UQTR propose d’autres thèmes de formation qui pourront être traités ultérieurement, tels la valorisation des copeaux, l’environnement et les papiers tissus et cartons. La formation sera offerte sur supports numérique et papier, permettant ainsi le suivi à distance de façon autonome, sans contrainte de temps, de lieu ou d’équipement.

L’ouverture à des étudiants étrangers n’est pas rejetée, de nombreux pays du Sud par exemple pouvant profiter de cette nouvelle filière bois pour le transfert des technologies et la formation ne se déroulant qu’en ligne. C’est pourquoi l’AUF exige que la collaboration au projet s’étende à des partenaires du Québec, du Canada et de l’étranger.

Chose rare en Afrique, l’UQTR a été appelée par le Bureau Amérique du Nord de l’AUF à proposer un programme de formation à distance dans le domaine papetier. En clair, l’Agence peut solliciter des Universités une offre technique et technologique, reconnaissant par ce mouvement la valeur et la qualité de la recherche et des ressources humaines impliquées dans le Projet. L’université peut donc aussi recevoir des demandes de l’AUF.

En répondant favorablement à l’offre de l’AUF, l’UQTR s’engage à élaborer une formation innovante répondant aux besoins de la main-d’oeuvre professionnelle et technique de l’industrie papetière du Québec et d’ailleurs dans le monde. Un tel projet vise des objectifs de formation continue, tout en permettant que certains éléments de contenu puissent être utilisés dans le cadre d’une formation initiale en pâtes et papiers.

L’UQTR fera appel à de nombreux partenaires canadiens et un en Europe, en l’occurrence l’Institut national polytechnique de Grenoble.

Le Bureau Amérique du Nord parraine plusieurs projets de formation en ligne émanant des scientifiques francophones de son territoire, en partenariat avec les secteurs public et privé. Ces projets ont pour but de favoriser l’échange et le transfert d’expertise et de savoir-faire avec, notamment, des établissements d’enseignement des pays du Sud. Mais, le communiqué n’est pas connu de ces derniers pays. Les conditions d’inscription ne sont pas signalées et intéresseraient beaucoup les chercheurs du Sud dans le cadre de ce partenariat.

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