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La télématique : bientôt dans les universités africaines

Par Louis-Martin Essono , le 19 septembre 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

La télématique bientôt dans les amphis

Au courant du mois de juin, alors que la plupart des étudiants de tous les pays d’Afrique affrontaient leurs examens de fin de semestre, le BREDA, Bureau Régional de l’Unesco pour l’Éducation en Afrique, organisait du 11 au 15 juin, au campus numérique francophone de l’Agence universitaire de la francophonie de Dakar, un séminaire sous-régional qui était consacré aux Applications de la télématique dans l’éducation en Afrique francophone. La réflexion devait s’appesantir sur un sous titre bien évocateur :

Créer des réseaux d’apprentissage pour les éducateurs africains.

Conformément à ses principes, le BREDA fait observer que cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet global de l’UNESCO sur les applications de la télématique dans l’éducation en Afrique. En revanche, l’atelier tenu à Dakar avait été préparé en collaboration avec le Bureau de l’UNESCO d’Addis Abéba en Éthiopie et avec l’ Institut International pour le Renforcement des capacités en Afrique

Les Objectifs de l’atelier

Quatre objectifs étaient visés. Il s’agissait principalement de

  • Promouvoir l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le renforcement de l’apprentissage ;
  • Promouvoir l’échange d’expériences et de bonnes pratiques sur l’utilisation des TIC dans l’éducation ;
  • Promouvoir la coopération entre les institutions francophones impliquées dans l’utilisation des TIC dans l’éducation ;
  • Procéder à la création d’un réseau sur l’utilisation des TIC dans le renforcement de l’apprentissage en Afrique francophone.

Les participants, qui représentaient les écoles de formation d’enseignants, les ministères de l’éducation, les réseaux institutionnels, les télécentres multimédia, le campus numérique francophone et l’université virtuelle africaine venaient du Sénégal, de Madagascar, du Burkina Faso, du Mali, du Bénin, du Niger et du Tchad. Un intense programme de travail leur avait été soumis. Il comportait en effet des communications et des échanges sur les thèmes suivants : la Conférence inaugurale sur les défis et les opportunités des technologies de l’information et de la communication dans le développement de l’éducation en Afrique ; des Etudes de cas sur les différentes institutions invitées à l’atelier ; l’Evaluation des matériels multimédia produits par les institutions invitées à l’atelier et, enfin, une Table ronde sur la création d’un réseau sur l’utilisation des TIC dans le renforcement de l’apprentissage en Afrique francophone.

L’atelier a insisté sur une approche participative par le biais d’interactions intensives entre les participants sous la forme de symposia, de tables rondes, d’études de cas, de visites d’institutions et de diverses séances de travaux pratiques. Mais, à force de réunir les Africains, on se demande quel est le résultat palpable effectivement acquis. Il est en tout cas utile d’avoir un suivi technique de ces trop fréquentes grand’messes. Les salons d’hôtels, les excursions ou les visites guidées semblent très souvent la préoccupation des participants dont on entend plus parler jusqu’à la prochaine rencontre. Outre des communication d’une haute teneur scientifique, la coordination des séminaires devrait s’assurer de la démultiplication et de la practicité des acquis. Les participants devant accomplir des tâches précises avec une application réelle qu’apprécierait le pays de résidence. Ceux-ci, aujourd’hui, s’impliquent avec ferveur à introduire les Ntic dans les écoles, les lycées et les universités.

On attendrait qu’une coordination régionale ou sous régionale réalise des évaluations ou qu’elle établisse, sous l’égide de l’Unesco, des réseaux favorisant l’utilisation des Ntic dans les amphis. On parle d’ailleurs très peu de visioconférences entre les pays du Sud. On évoque rarement le partage des expériences des TICE entre les pays des différentes sous-régions. Il n’existe pas, sur Internet, de discussions (inter)disciplinaires entre les spécialistes des Universités africaines. Il manque des interconnexions entre ces universités. Ce sont, parfois, les campus numériques de l’Aupelf qui assurent ponctuellement ces rôles.

Des plates-formes éducatives gagneraient par conséquent à voir le jour pour une action concertée et de grande envergure. Les campus numériques de l’Aupelf ou encore les équipements récemment acquis par l’ uva, l’université virtuelle africaine, serviraient, dès les premières tentatives, participeraient à ces opérations qui, nul n’en doute, coûtent très cher. L’Association des Universités Africaines devra y jouer un rôle de premier plan. Ces actions-là valent mieux que des rencontres épisodiques. À condition que l’intérêt commun passe en premier.

Quoi qu’il en soit, les résultats attendus des participants étaient de trois ordres :

  • Meilleure compréhension des enjeux et des opportunités des TIC dans l’éducation en Afrique ;
  • Renforcement de la coopération régionale sur l’utilisation des TIC en Afrique francophone ;
  • Création d’un réseau sur l’utilisation des TIC dans le renforcement de l’apprentissage en Afrique francophone.

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