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Sénégal : L’Université du Futur Africain prend forme. Avec l’Unesco

Par Louis-Martin Essono , le 17 décembre 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

En marge de la récente session de la conférence générale de l’ Unesco, la délégation sénégalaise a reçu des assurances du Directeur Général de cette Organisation mondiale pour que le BREDA, le Bureau Régional pour l’Education en Afrique, soit renforcé et, surtout, pour qu’il s’occupe du suivi de la nouvelle UFA, l’Université du Futur Africain. John Daniel, le sous-directeur général de l’Unesco pour l’éducation, a proposé pour sa part, révèle le quotidien dakarois Le soleil, que l’Université du Futur Africain soit

considérée par le G8 comme un projet pilote de formateurs de formateurs

. Il a également promis au ministre Moustapha Sourang de convaincre le G8 pour le financement d’un tel projet.

Les discussions ont aussi porté sur la consolidation des pôles d’excellence de l’enseignement supérieur, l’Université du Futur Africain, la création de nouvelles filières dans l’enseignement supérieur et le volet social de l’ajustement académique. Durant la rencontre entre le DG de l’Unesco et la délégation sénégalaise, celle-ci a insisté sur le rôle de facilitateur de l’Unesco auprès des bailleurs de Fonds pour qu’ils ne se focalisent pas uniquement sur l’éducation de base en négligeant le secondaire et le supérieur. Le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique et l’intégration de la dimension-pauvreté en milieu universitaire ont aussi été d’autres sujets débattus.

Le soleil révèle même la tenue de plusieurs autres rencontres avec le directeur de la division de l’analyse et des politiques scientifiques sur l’appui éventuel de l’Unesco pour les centres d’incubation qui seraient installés au niveau de l’UFA. Le volet formation à distance n’a pas été oublié puisque Mme Maria Mina, ministre canadien de l’Education, s’est disposée à demander à tous les professeurs et chercheurs canadiens de consacrer deux à trois semaines de leurs congés pour enseigner bénévolement au Sénégal. Un pays qui, par ailleurs, est le premier d’Afrique à être traversé par le faisceau hertzien du Brésil. Ce faisceau peut en effet être d’une grande utilité pour les Sénégalais qui s’occupent des sciences de l’atmosphère, le Brésil est prêt à signer un accord avec ce pays pour la mise à disposition d’un satellite à la météo nationale, selon les résultats de la rencontre avec l’ambassadeur du Brésil auprès de l’Unesco.

Le Sénégal abrite déjà de nombreux projets bilatéraux et multilmatéraux en matière de formation à distance aussi bien à l’Université, à l’Ecole Polytechnique qu’à l’Ecole normale supérieure. Les écoles secondaires vont bientôt prendre le relais et les écoliers sénégalais participent aux activités connectées au réseau Internet. Le Canada et les autres pays de l’Amérique, la France, etc. y apportent des appuis au développement de ce mode d’enseignement. Simplement, l’absence d’évaluation et leur publication demeurent, pour de nombreux observateurs, un bien sympathique mystère.

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