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Aborder le handicap avec le cinéma

Par , le 03 octobre 2010 | Dernière mise à jour de l'article le 17 novembre 2013

Les œuvres d’art du patrimoine culturel mondial montrent ou mettent en scène des images fixes (peintures, sculptures ou bande dessinées) ou mobiles (cinéma, télévision) représentant le handicap de multiples manières. Depuis l’époque du cinéma muet, les longs métrages se sont intéressés à montrer des personnes victimes de malformations physiques, voire des véritables phénomènes de foire. L’exemple de l’acteur Lon Chaney est particulièrement significatif à ce sujet si l’on considère par exemple son rôle dans L’Inconnu.

Des analyses en ligne

Certaines études permettent déjà d’apprécier l’évolution des représentations du handicap dans le cinéma. Elles complètent utilement le livre de Gérard Bonnefon consacré à ce sujet et les travaux d’Henri-Jacques Stiker. Sur le site belge de l’ASPH (Association socialiste de la personne handicapée) on trouve deux analyses sur la thématique de handicap et cinéma : "Le handicap au cinéma d’animation " et "Le handicap au cinéma : historique et représentations". Sur le portail Handimarseille, on peut consulter dans la partie Magazine une étude également consacrée à l’histoire de la représentation du handicap à l’écran du 7ème art. Dans cette dernière réalisation, on a le loisir de visionner quelques extraits de films bien connus dans le cadre de la présente thématique.

Freaks au programme des Lycéens

Dans le cadre du dispositif à vocation nationale Lycéens au cinéma mis en œuvre "dans le cadre des conventions de développement cinématographique et audiovisuelle " établies entre l’Etat (CNC, DRAC) et les régions françaises, l’un des films proposés au programme 2009-2010 est la remarquable et unique œuvre Freaks réalisée par le metteur en scène américain Tod Browning. Si le film déclencha à l’époque de vives réactions négatives, il est aujourdhui perçu bien différemment. Sur le site académique de Poitiers, on a accès à un ensemble d’outils et de fiches pédagogiques sur le film et sur la nouvelle Spurs (« éperons ») qui est à l’origine de Freaks. Certains de ces documents sont réalisés par Boris Henry, spécialiste français du cinéaste.

Le choix de La monstrueuses parade (titre français du film) constitue à l'évidence un support original de traitement pédagogique de l'altérité en classe. On peut souhaiter que ce film intègre dans le futur "Ciné lycée", la plateforme de films (qui n'est plus accessible depuis juillet 2013) à la demande permettant "à tous les lycées et à l’ensemble des lycéens d’accéder gratuitement à un répertoire de 200 films du patrimoine mondial du cinéma, en version originale".

 

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