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Internet dans les pays du monde : l’Afrique soutient ses efforts***

Par Louis-Martin Essono , le 25 mai 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

L’on dispose depuis peu, depuis mars dernier précisément, des statistiques mondiales, indiquant, région par région du monde, puis, pays par pays, les facilités d’accès de l’Internet par les populations. Il s’agit de statistiques éloquentes issues d’un récent recensement général de la population mondiale mis à disposition par le bureau américain de recensement. Ces données, que livrent plusieurs sources, dont la Nielsen-netrating et l’Union Internationale des Télécommunications déterminent la qualité et la nature des usages de l’information et de l’Internet et classent l’Afrique comme le continent qui utilise ces ressources technologique à 4%.

La toute première page de ce rapport montre la différence des possibilité de ces régions dont l’Amérique, l’Europe, l’Australie semblent les mieux servies. Le classement de l’Afrique ne peut être intéressant que dans le cadre d’une analyse interne, qui spécifie les accès récents et les efforts fournis par quelques pays pour doter les citoyens des outils modernes de l’information.

Les premiers graphiques établissent le top des 10 pays africains qui ont un accès aisé de l’Internet : le Nigéria, le Maroc, l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Soudan, le Kenya, l’Algérie, la Tunisie, le Zimbabwe et l’Ouganda remporte ainsi la palme d’or.

Ces statistiques, malgré leur cru et criard réalisme, se révèlent encourageantes à plusieurs égards. L’intérêt porte ainsi sur les efforts des Africains à s’insérer dans la brochette, même si les pesanteurs pour maintenir le continent dans sa situation actuelle demeurent nombreuses. On s’émerveillera (quand même) de la situation des pays comme le Nigeria qui a réalisé un tel bond qu’il prend aujourd’hui les commandes grâce à ses 8 000 000 d’utilisateurs. On se réjouira également des pays comme le Kenya, le Soudan ou le Zimbabwe qui devancent le Sénégal, le Cameroun, le Ghana et d’autres pays pourtant autrefois mieux lotis dans des classements identiques.

L’essentiel n’est pas dans ce classement mondial qui confirme que les pays riches bénéficient d’accès faciles, ou que de tels accès enrichissent les pays. Il importe de noter, sans pourtant être niais, la tendance évolutive de plusieurs pays à accéder au réseau. Cet accès, qui s’effectue par le nombre et la qualité, par les usages comme l’éducation ou la médecine, devra modeler et influencer le classement final.

Des pays les moins bons sont l’Éthiopie, la Somalie ou le Sierra Leone. Leur situation est complexe à comprendre. Est-ce l’absence d’ouverture à la concurrence dans les Télécommunications ? Est-ce la situation de l’après-guerre ? Est-ce la pauvreté totale ?

L’éducation dans tous ces pays, tout comme dans l’ensemble des pays africains, semble toujours le reflet de l’accès à Internet.

Cliquer sur le lien pour regarder et comprendre en anglais les statistiques mondiales internet.

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