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Manuels scolaires libres au secondaire : des centaines de millions d’économie pour les États***

Par Denys Lamontagne , le 12 novembre 2007 | Dernière mise à jour de l'article le 22 octobre 2008

Des initiatives de contenu ouvert universitaire comme le Open Courseware Consortium ou le Sofia Open Content Initiative ont donné une crédibilité certaine à l’idée du contenu éducatif gratuit et ouvert.

Mais voici que des initiatives privées, des fondations et même des états commencent à appliquer l’idée aux niveaux primaire, secondaire et populaire.

Le California Open Source Textbook Project (COSTP), une collaboration public-privé, permettra d’économiser de 33 à 50 % des 400 millions de dollars achetés annuellement par l’État de la Californie en manuels scolaires.

Free-reading une initiative soutenue par l’État de la Floride, offre des ressources sur le mode Open source et gratuit pour les écoles primaires et secondaires. Un projet de loi devrait être approuvé en décembre afin de l’officialiser.

Hippocampus et le National Repository of Online Courses, deux initiatives du Monterey Institute for Technology and Education financées par la fondation Hewlett, offrent des centaines de ressources et de cours pour les écoles secondaires et collèges, toujours gratuitement.

Quand l’État paye, autant mieux que tous en profitent, pour le même prix !

On trouve des initiatives d’accès ouvert dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique du Sud et le mouvement ne semble qu’à ses débuts.

Logiquement, la tendance devrait se maintenir puisque le livre scolaire est déjà fortement réglementé par l’État, une poignée d’éditeurs se disputant le privilège de voir leurs manuels certifiés «conformes aux programmes» et que le principal acheteur est souvent l’État ou indirectement les écoles financées par l’État.

Dans ce contexte, il peut être beaucoup plus rentable et efficace pour l’État de faire produire ses manuels par cette même poignée d’éditeurs mais que la distribution en soit numérique, gratuite et universelle : les coûts seront moindres, l’offre sera augmentée par celle des autres états et l’accessibilité ne sera plus un problème, ni la mise à jour, la distribution, les inégalités d’accès en raison des coûts et bien d’autres considérations liées à la rareté. Dans les mesures où les écoles sont branchées évidemment.

Ajoutez l’arrivée imminente du papier et des ardoises électroniques et vous aurez tous les ingrédients d’une révolution dans le monde du manuel scolaire.

Déjà plusieurs éditeurs offrent des versions numériques de leurs produits un pas de plus et ils les offriront à tous, pour les mêmes revenus et avec moins de problèmes.

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