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L'élève aux commandes de ses études : la réalité du 21ème siècle ?

Par Alexandre Roberge , le 29 octobre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 30 octobre 2008

La conception que nous nous faisons de l'école - particulièrement au niveau secondaire ou lycée - est la suivante : une classe remplie de pupitres et d'élèves attentifs à suivre un cursus conçu pour toute une année scolaire par le professeur qui enseigne à la classe. Or, si on changeait quelques données ? Si, par exemple, le cursus conçu par le professeur était suivi de manière indépendante par chaque élève de la classe et ce, sans donner de cours magistraux ? Serait-ce envisageable ? Il semble bien que oui.

Un pas dans cette direction se fait avec le projet européen iClass (Intelligent Distributed Cognitive-based Open Learning System for Schools) : un système où l'élève prend le contrôle de ses études. En fait, on devrait dire davantage une plate-forme où plusieurs rubriques se retrouvent pour aider le jeune à interagir dans son cours. Une rubrique où les buts du cours sont exprimés et expliqués, une autre de planification où les jeunes peuvent planifier la remise de leurs travaux et une autre pour faire ces dits travaux, avec de l'aide provenant de la plate-forme. Le tout supervisé par l'enseignant devenant davantage un accompagnateur.

Le but de l'exercice ? Contrer la motivation scolaire qui décroît au fil du temps. Les responsables de iClass croient alors qu'une plate-forme interactive, intuitive et pratique les motivera à l'accomplissement de leurs travaux en classe. Peut-être aussi pouvons-nous associer une telle initiative au fait que les concepteurs ont pensé de se rapprocher du quotidien des enfants de 12 ans et plus. Ceux-ci qui vivent à l'heure de Facebook, des blogues, des messageries instantanées, des jeux vidéo, etc. À une ère où leurs cerveaux sont stimulés par tant d'interactivité électronique, il est alors logique qu'on pense inclure cette interactivité dans leur classe.

Pour l'instant, on concentre l'expérience en Europe pour les 14 à 18 ans. Il n'est pas dit, néanmoins, que l'expérience de iClass ne pourrait pas se propager ailleurs dans le monde, advenant un succès intéressant. D'ailleurs, pour s'adapter aux divers types d'enseignement européens, les concepteurs de iClass ont développé une structure flexible, adaptable et ouverte. Une caractéristique intéressante au cas où la structure sortirait du continent européen.

Il reste tout du moins que cette initiative récente pose la question suivante : est-ce que l'enseignement aux enfants deviendra de plus en plus "contrôlé" par les enfants ? Serait-il possible de voir un principe où les étudiants pourraient suivre des cursus sans cours magistraux ? Uniquement en suivant des modules virtuels conçus par les enseignants ? Et est-ce que ce modèle est souhaitable ? À toutes ces questions, il faudra y répondre et – qui sait – concevoir peut-être différemment l’enseignement au secondaire…

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