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Tunisie : le Festival International de l’Internet ouvre des perspective pour les TIC en Afrique

Par Louis-Martin Essono , le 26 août 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 17 juin 2013

Depuis quelques jours se tient en Tunisie la 9ème édition du Festival International de l’Internet. Ce festival, organisé par l’ATIM, l’Association Tunisienne de l’Internet et du Multimédia, comporte différents espaces et ateliers sur «la navigation libre», «la santé numérique», «la communication», «la création de sites web et blogs», «l’inclusion des handicapés dans les NTIC», «l’espace social numérique», «la création de sites Web et de blogs utilisant les logiciels libres», etc.

Le Fonds Mondial de Solidarité Numérique, partenaire du festival, initiative du président Abdoulaye Wade créé en 2003 au SMSI de Tunis, apportera un avantage sur l’éducation numérique et par le numérique en Afrique.

Près de vingt pays africains francophones participent à cette manifestation dont l’objectif principal est de doter les pays en développement de classes mobiles utilisant les TIC pour toucher le maximum d’apprenants avec les moyens légers et peu coûteux.

Le problème des infrastructures est certes un problème fondamental pour l’Afrique depuis Bamako en l’an 2000. Certains pays ont consenti quelques efforts et ont exonéré le matériel et les accessoires informatiques des droits de douanes. Un ordinateur, un vidéoprojecteur et un tableau blanc interactif coûtent près de 1000 dollars.

C’est du moins ce qu’il ressort des analyses panafricaines obtenues par les chercheurs de l’observatoire du Panaf, notamment en ce qui concerne les politiques incitatives et les facilitations favorisant l’utilisation des TIC dans les établissements scolaires et universitaires.

L’essentiel, révèlent ces chercheurs, n’est pas tant dans la disponibilité de ces équipements que dans leur qualité et surtout dans leur intégration effective dans les salles de classe.

L’intérêt supplémentaire du festival est orienté vers les objectifs focalisés sur le thème de l’Éducation Numérique Pour Tous

qui semblent bien mieux ciblés. Ils portent en effet sur comment

  • Créer des réseaux d’enseignants et de pédagogues francophones
  • Esquisser des structures pertinentes d’organisation des banques de données
  • Construire quelques exemples de contenus adaptés
  • Déterminer des stratégies de dissémination et de soutien au service de la formation, de l’inter-formation et de l’auto-formation des enseignants
  • Suggérer des projets expérimentaux et des tâches pour le suivi de l’université d’été


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