Articles

Bien former à distance : ce qui compte pour les apprenants***

Par Tété Enyon Guemadji-Gbedemah , le 07 juin 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 05 novembre 2008

Il est connu de tous que la formation à distance enregistre les plus grands taux d’abandon et d’échec, en dépit de tous les avantages qu’on lui reconnaît. Les apprenants se plaignent de ce que ce type de formation est souvent très ennuyeux et moins entraînant que les formations classiques. Ces critiques appelaient des réformes et c’est ce que certains enseignants ont entamé.

Résultat : les nouveaux cours en ligne intègrent des moments d’interaction, de la vidéo et des technologies de pointe ; la finalité étant de susciter plus de motivation chez les apprenants. Est-ce tout ? Pas vraiment, la motivation des apprenants ne tient pas seulement au contenu du cours mais aussi aux contextes institutionnel, technologique, pédagogique et humain dans lesquels il est délivré.

Ainsi Kim Clark dans New Answers for E-Learning propose une série d’éléments qui importe pour les apprenants à distance :

  1. L’accréditation, la transférabilité et la réputation : Au risque de se voir refuser l’équivalence ou la validité de diplôme par d’autres institutions, les apprenants cherchent de plus en plus à s’assurer que la formation qu’ils vont entreprendre et l’institution qui la délivre sont officiellement reconnues.
  2. La planification : Ai-je suffisamment de temps à consacrer à cette formation ? Belle question qui, lorsque l’apprenant se la pose en amont, lui permet d’évaluer la charge de travail par rapport à sa disponibilité. Puisque cette charge de travail peut différer d’une formation à une autre. L’expérience ayant montré que les abandons sont liés à la méprise de cet aspect.
  3. La technologie : De plus en plus, certaines formations requièrent de l’apprenant une participation à des blogs, à des wikis ou à des jeux de simulation. Pour ce faire, il faudrait disposer du meilleur équipement informatique possible et d’une bonne connexion Internet.
  4. La pédagogie mise en oeuvre : Le cours est-il bien organisé avec un programme détaillé et une méthode d’évaluation claire et logique ?
  5. La délivrance du cours : Le bon prof se sert de différents moyens pour délivrer son cours. Il intègre dans ce processus des moments d’interaction et des objets qui captivent l’attention de l’étudiant. Les combinaisons gagnantes comportent entre autres les notes du cours, les podcasts, les avatars, les jeux de simulation, le tableau blanc interactif, la visioconférence,
  6. La communauté d’apprentissage : Etant entendu que l’isolement des étudiants à distance est à la base de beaucoup d’abandons, la meilleure formation en ligne serait celle qui promeut systématiquement la mise en place de communautés d’étudiants qui peuvent fonctionner comme des groupes de travail, de soutien moral et d’entraide.
  7. La promptitude de l’enseignant : Le bon prof à distance est facilement joignable (accessible) par téléphone, par courrier électronique, par chat ou par n’importe quel autre moyen de communication.

Ainsi, pour réduire les taux d’abandon et d’échec très élevés en enseignement à distance, il faut certes de bonnes pratiques professorales mais aussi une prise en compte effective des dimensions institutionnelle, technologique, socio-affective

New Answers for E-Learning - Janvier 2008 Par U.S News and World Report

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné