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[email protected] : État de la situation des TIC dans les systèmes éducatifs européens

Par Denys Lamontagne , le 08 octobre 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Ce rapport, assez intéressant, est le fruit d’une enquête effectuée à la grandeur de l’Europe physique, membres de la CEE et prétendants.

[email protected], quatrième enquête d’Eurydice (réseau d’information sur l’éducation en Europe), présente les différentes stratégies et initiatives mises en oeuvre dans les pays couverts. On y observe, par exemple, que :

«L’introduction des TIC dans le processus éducatif est liée aux visions philosophiques qui s’affrontent autour de l’apprenant. Certaines prônent une approche où l’apprenant a besoin d’une supervision étroite, d’autres reconnaissent au contraire l’apprenant comme le meilleur guide de son propre apprentissage. D’autres encore développent une vision plus pragmatique qui combine à la fois une exploration libre et une intervention guidée dans un environnement encadré.

En soi, les TIC ne vont pas nécessairement favoriser l’une de ces approches par rapport aux autres. C’est au contraire l’approche philosophique prônée qui déterminera la manière dont les TIC vont être intégrées dans le processus éducatif.»

Les principales conclusions mettent en évidence la présence effective des TIC dans les systèmes éducatifs des pays européens, avec cependant des disparités importantes. Par ailleurs, on constate que partout les initiatives connaissent de meilleurs succès et privilégient avant tout les capacités de communication. Le contenu et les activités sont reléguées au second plan.

« Dans certains cas, il n’est d’ailleurs pas abusif de parler de leur intégration plutôt que de simple présence. La situation dans les systèmes des pays en pré-adhésion est plus contrastée. À la différence d’actions menées par le passé avec des résultats parfois très mitigés, les initiatives actuelles connaissent un succès beaucoup plus net. Les valeurs véhiculées par nos sociétés, la pénétration plus grande des TIC dans la vie quotidienne, la meilleure synergie entre les opérations d’équipement, de formation et de mise à disposition de services et d’outils dans le domaine éducatif, ainsi que l’efficacité des investissements promotionnels des acteurs privés sur le marché concourent à expliquer cette situation. Des progrès quantitatifs, et surtout qualitatifs, restent néanmoins encore à faire.

[...]

Le deuxième constat souligne la primauté de la dimension communication dans l’intégration des TIC au sein des systèmes éducatifs. Les choix en matière d’équipement favorisant de manière croissante les aspects liés à la connectivité des réseaux, de nombreuses initiatives en faveur des enseignants intègrent cette même dimension à travers l’attribution d’adresses e-mail personnelles, la formation à Internet et à la communication électronique, les forums de discussions ou d’échanges de pratiques entre pairs, les accès facilités aux bases de données, etc.

Les projets à dominante pédagogique sont, en comparaison, beaucoup moins nombreux, qu’il s’agissent d’aspects liés aux méthodes ou aux contenus. Pour valoriser la spécificité des TIC en tant qu’outils d’apprentissage, une évolution en la matière est nécessaire.

C’est la condition pour que se concrétisent les avantages propres aux TIC mis en avant par de nombreux acteurs dans le contexte des systèmes éducatifs, à savoir la mise en oeuvre de processus plus autonomes et plus flexibles, le développement d’attitudes d’apprentissage plus actives et plus responsables, une coopération accrue entre pairs, etc.

La notion de projet pédagogique d’ensemble est ici centrale et devrait faire l’objet d’une réflexion plus développée notamment dans le cadre des débats autour des compétences de base sollicitées par nos sociétés actuelles. Il ne s’agit pas simplement d’intégrer les TIC parmi les compétences de base nécessaires, mais d’utiliser leur potentiel particulier dans le cadre de l’acquisition d’autres compétences aujourd’hui envisagées comme essentielles (esprit d’initiative, résolution de problèmes, travail en équipes, etc.).

Qu’il s’agisse de l’approfondissement de l’intégration pertinente des TIC dans les systèmes, de l’amélioration des outils de mesure (indicateurs, benchmarks, etc.), ou du développement du débat sur les compétences de base et le projet éducatif que viennent renforcer les TIC, la coopération européenne en la matière apparaît non seulement de plus en plus nécessaire mais aussi de plus en plus porteuse d’espoirs.»

Pour télécharger le rapport au complet (1931 Ko, .pdf) : État de la situation des TIC dans les systèmes éducatifs européens

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