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Publié le 05 mars 2007 Mis à jour le 23 octobre 2008

Le contrôle des usagers sur le contenu éducatif : drôle d’idée !***

Qu’un étudiant puisse étudier à volonté ce qui l’intéresse constitue une véritable libération et en même temps un gain d’efficacité éducative remarquable; ce qui l’intéresse peut évoluer très rapidement pour lui. La profondeur d’Internet fascine tout étudiant en activité.

Ce qui ne l’intéressait pas hier l’intéresse aujourd’hui parce que lié à ce qui l’intéressait préalablement. Le calcul intégral ou la science politique l’intéresse maintenant parce qu’il en percoit le lien avec son sujet de départ.

Pour des enfants, à peu près tout les intéresse à leur niveau et ils peuvent passer d’un sujet à l’autre tant qu’ils y trouvent des liens.

Autonomie ?

Mais de là à les laisser tripatouiller dans le contenu, il y a une marge que l’éducation hésite à franchir, avec raison. Une démarche de recherche n’est pas la même chose que l’appropriation d’un contenu appuyé par l’expérience et les références d’expérimentations ou de réalisations.

Considérons que la démarche scientifique au complet est une démarche intégrative et participative, mais avec des règles.

Les contributions de chaque scientifique sont d’abord issues d’une démarche personnelle rigoureuse, en principe, puis discutées et intégrées dans le corpus général, souvent au prix de luttes acharnées et de remises en question de tout le corpus précédent.

La co-création de savoir chère au constructivisme n’a jamais mené à aucune connaissance officielle ou pratique, du moins je n’en ai jamais vu. La co-construction réalise des encyclopédies, des répertoires, toutes sortes de choses utiles à des groupes, mais rien de fondamental au niveau des connaissances car il lui manque un élément : les règles. Les règles sont acceptées par le groupe, mais leur application vient ultimement d’une autorité reconnue; le groupe pas plus que l’individu ne peut être juge et parti.

Contenu participatif

Alors, avant de céder à la mode du «contenu participatif» en éducation, il est bon d’en préciser les usages et les limites. La connaissance fiable se situe habituellement loin de la participation spontanée de tout un chacun selon son humeur et ses envies. La qualité de la connaissance se confronte plus facilement aux faits et aux réalisations qu’au nombre des individus et à leurs opinions.

Le contrôle de l’usager sur le contenu éducatif se fait et s’est toujours fait dans son espace, que ce soit son cahier ou son blogue, mais de là à l’ériger en principe pédagogique d’enseignement et d’apprentissage à des groupes, il s’agit d’une contribution qui aura beaucoup à faire pour s’intégrer à des pratiques reconnues efficaces.


Mots-clés: Efficacité Volonté libération Gain

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