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Cameroun : Sur la voie de la reconnaissance des diplômes obtenus en formation à distance

Par Louis-Martin Essono , le 04 novembre 2001 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Jusqu’à présent, il était difficile pour le Minesup de valider les nombreux diplômes des Camerounais ayant reçu des diplômes dans des centres de formation à distance ou par correspondance. La validation d’un diplôme non reconnu par l’Etat camerounais transite par le passage devant une Commission Nationale créée par Décret présidentiel n°03/633 du 17 septembre 1993 et qui fait du Ministre de l’Enseignement Supérieur le président de cette commission, assisté des représentants du Premier Ministère. S’y ajoutent aussi les représentants des Ministères de la Fonction Publique, de l’Education Nationale, des Finances et du Ministère de l’Emploi et des Relations Extérieures.

Beaucoup de Camerounais, à l’instar de tous les Africains, quittent leur pays pour recevoir une formation à l’Etranger dans des structures aussi diverses qu’obscures et non reconnues par le pays d’acceuil. D’autres, demeurés sur place, peuvent acquérir des enseignements par correspondance ou par l’utilisation démocratisée des nouvelles technologies. En cohérence avec les textes récemment signés et officialisant la formation à distance dans certains établissements universitaires du Cameroun, le ministre camerounais de l’Enseignement supérieur a dû prendre des mesures conséquentes à cette réglementation.

Au cours des travaux de la 47ème commission nationale d’équivalence d’évaluation des formations dispensées à l’étranger, on a examiné près de 36 diplômes de formation générale, 90 relatifs à la formation profesionnelle et technique ainsi que des demandes de reconnaissance de 24 institutions étrangères ou internationales dont les diplômes sont susceptibles de permettre l’intégration à la Fonction Publique camerounaise.

Le ministre, qui ouvrait les travaux, a demandé aux membres de prendre en considération les dossiers présentés par ceux des demandeurs qui ont obtenu leurs diplômes en utilisant effectivement les nouvelles technologies déjà répandues dans le pays et susceptibles d’entrer dans la formation de la jeunesse. En effet, a-t-il déclaré,

avec les multiples opportunités qu’offre Internet, y compris l’esnseignement à distance, nous serons appelés à reviser certains des textes régissant les activités de la Commission pour les adapter aux réalités locales.

Une recommandation spéciale a donc été faite pour que soient minutieusement étudiées et reconnues les qualifications obtenues par correspondance. Un nouveau pas vient ainsi d’être franchi, qui galvanise la jeunesse dépourvue de moyens d’aller à l’Université ou de s’expatrier. La reconnaissance de ces diplômes est une grande avancée certes, mais les apprenants/enseignants ayant suivi les recyclages organisés par le Ciffad et l’Intif demandent à voir leurs attestations apporter une amélioration de leur carrière ou des facilités pour poursuivre leur formation à l’Ecole normale supérieure. Ce qui est bien difficile au regard de la durée de la formation qui ne n’exige que six mois, alors que les textes réglementaires prescrivent une durée d’un an pour bénéficier des avantages attendus.

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