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Résultats du programme d’allocations de l’Agence universitaire de la Francophonie pour la FOAD

Par Denys Lamontagne , le 18 décembre 2005 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Bilan statistique du programme d’allocations d’études de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).

Rappelons qu’il s’agit d’un programme couvrant en moyenne les 2/3 du coût d’une formation. En incluant le coût des dotations pédagogiques, les allocations sont de 1400 euros par étudiant. Le dernier tiers des frais restant à la charge du candidat sélectionné.

Le budget formation ouverte et à distance (FOAD) de l’AUF (allocations d’études + formation de formateurs principalement) est de 2 millions d’euros.

Appel à candidatures

Aperçu général

L’Agence universitaire de la Francophonie a reçu 5 100 candidatures en provenance de 45 pays (pays en provenance desquels ont été déposées au moins 2 candidatures), contre 4 300 en 2004, soit une augmentation de près de 20%

76,8% des candidatures viennent d’Afrique sub-saharienne (42,9% Afrique de l’Ouest, 29,3% d’Afrique centrale, 4,6 de bassin de l’Océan Indien). Avec près de 5% de plus que l’an dernier, c’est une confirmation supplémentaire que l’offre intéresse surtout ces régions. Comme en 2004-2005, ce sont le Cameroun et le Burkina Faso qui ont le plus répondu ; suivis, cette année, du Mali, du Sénégal et du Bénin.

Pour les autres régions : Maghreb (17,1%), (Moyen-Orient) (2,3% alors qu’il n’y avait quasiment pas de candidats l’an dernier), Caraïbes (2%), Europe Centrale et Orientale (0,5%), Asie Pacifique (0,4%). Les pays hors francophonie assurent le complément.

Profil des candidats

Un peu plus de 21% de ces candidats sont des candidates, contre 17% en 2004, soit une progression de 25% des candidatures féminines.

52,7% des candidats ont préalablement validé un diplôme supérieur ou égal à bac+4 et 43,7% un diplôme compris entre bac+1 et bac +3.

65% des candidats sont des adultes ayant une activité professionnelle, 25,5% des étudiants et 9,5% des sans emploi. Cela confirme les chiffres de l’an dernier et la demande en formation continue. Logiquement, étant donné le statut professionnel dominant, près de 60% des candidats ont entre 25 et 35 ans, 25% entre 35 et 50 ans et seulement 14% moins de 25 ans. Pour beaucoup, ce sont de jeunes professionnels, 40% d’entre eux ont une expérience du travail comprise entre 1 et 5 ans. 31% possèdent une expérience professionnelle supérieure à 5 ans et 29% n’en ont aucune.

Ils sont quand même 23% à avoir déjà eu une expérience préalable en matière d’enseignement à distance et 60% à dire posséder ou pouvoir accéder à un ordinateur hors des campus numériques (sans qu’il soit possible pour nous de préciser ici une répartition géographique de ces données). En revanche, près de 69% des candidats affirment avoir besoin des services d’un CNF pour suivre leur formation.

Allocataires

Si les candidates équivalent à 21% (1 071 femmes pour 4 029 hommes) du total des candidats, elles représentent en revanche 31,2% des allocataires (218 des 700 allocations). Favoriser, à qualité scientifique égale, les candidatures féminines, fait partie des recommandations du Conseil scientifique adressées aux collèges pédagogiques des formations.

La classe d’âge 25-35 ans est encore un peu plus représentée chez les allocataires que chez les candidats avec 62,3% des sélectionnés contre 22% pour les 35-50 ans et 16% pour les moins de 25. Etant donné la nature de l’offre de FOAD (beaucoup de masters ou équivalent), les plus de bac+4 représentent 62,2 % des allocataires (contre 52,7% des candidats).

Les jeunes professionnels sont également davantage sélectionnés que les autres, ce qui correspond également aux recommandations du Conseil scientifique. 47% des allocataires ont entre 1 et 5 ans d’expérience. Au total, 70,6% des allocataires exercent un métier (dont 15,2% d’enseignants) contre 20,5% d’étudiants et 8,7% de sans emploi.

25% des allocataires disent avoir déjà suivi un enseignement à distance et 60% affirment posséder ou pouvoir accéder à un ordinateur. Ils sont en revanche 72,5% à avoir besoin des services d’un CNF pour suivre leur formation.

82,8% des allocataires viennent d’Afrique sub-saharienne (49,9 de l’Afrique de l’Ouest, 25,8 de l’Afrique Centrale, 7,1 du bassin de l’Océan Indien) contre 76,8% des candidats. Le Maghreb représente 10,4% des allocataires, les Caraïbes 2,5%, le Moyen-Orient 1,8%, l’Europe centrale et orientale 1,3% et le’Asie Pacifique 0,75%.

Résultats partiels des FOAD 2004-2005 pour les allocataires de l’Agence universitaire de la Francophonie

Programme

InscritsAbandonsAjournésRefusésReçus% PassableAssez bienBien

Très bien

D.U. Label Internet (Université de Limoges)3711  2670 81251
Licence professionnelle ServiceTIC (Université de Limoges)1552 853,5 26  
Licence professionnelle Réalisation de projets multimédia (Université Louis Pasteur) 1333 754 511 
D.U. Ethique des Droits de l’Homme (Université de Nantes) 4012 62255 61141
D.U. Droits Fondamentaux (Université de Nantes) 5019 32856 17101 
DESU TIC et Développement (Université de Limoges) 2572 1664 511  
Microprogramme Intégration pédagogique des TIC (Université de Montréal) 161  1594   114
D.U. Pratiques et méthodes en Epidémiologie (Université de Bordeaux 2, ISPED)27   1970     
Master professionnel (M2) Droit international et comparé de l’environnement (Université de Limoges) 436 537864217  
Master professionnel (M1) AIGEME (Université de Marne La Vallée) 15  6960 441 
Master professionnel UTICEF (Université Louis Pasteur)1414 964  531
            
Total295651120196

66 %

 518133

7

NB :

- Plusieurs soutenances de mémoire ont eu lieu par visioconférence dans les campus numériques francophones

- Les pourcentages de réussite sont quasiment les mêmes pour les formations ci-dessus, que les apprenants soient issus du Nord ou du Sud. Les résultats des apprenants du Sud et de l’Est, inscrits à titre payant (sans allocation de l’AUF) sont légèrement supérieurs (moins d’abandon en cours de formation).

- Parmi les FOAD 2004-2005, la durée de quatre d’entre elles est étalée sur 18 mois ou 2 ans pour permettre à des salariés en formation continue de suivre ces formations ; cinq autres ont débuté en janvier 2005. Leurs résultats ne sont donc pas encore disponibles.

Par rapport à bien d’autres programmes de développement international, le programme d’allocations de l’AUF présente plusieurs caractéristiques supérieures :

  • D’abord son efficacité : les deux tiers des boursiers obtiennent leur diplôme.

    Cette efficacité tient à certains éléments de base :

    • Les besoins de formation ont été identifiés par les clientèles et non imposés; ces formations leur sont pertinentes;
    • Les étudiants choisis ont souvent une expérience professionnelle;
    • Les étudiants reçoivent une formation de la plus haute qualité, sans concession.  
  • Ensuite son faible coût : pas de frais de transport, d’hébergement ou de subsistance, tous les frais sont directement liés aux études;  
  • Enfin, les étudiants restent dans leur milieu, se forment et se lient à leur milieu et même l’expertise technologique se développe dans leur milieu. Les effets à la fois sur la valeur et le contenu de la formation et surtout sur le développement local réel sont décuplés par rapport à des formations suivies à l’étranger.

Nous parlons alors de véritable développement.

Programmes d’allocations de l’Agence universitaire de la francophonie.

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