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Les médias pour exprimer la connaissance - 3/4***

Par Denys Lamontagne , le 21 février 2006 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Collaboration spéciale de Jean-Loup Bertez, de YI Création

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Les Médias pour exprimer la Connaissance

Pour communiquer la connaissance à l’Apprenant via le formiciel, l’Ingénieur Contenu dispose en théorie d’une palette de médias comprenant cinq éléments :

  • Voix : une « Voix Off », évoquant celle d’un «Professeur virtuel», aura pour mission de formuler le message pédagogique de synthèse à retenir sur le sujet abordé (« ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement, etc. » ... des mots doivent impérativement être mis sur le message à retenir, pour en faciliter l’expression ultérieure par l’Apprenant) ; parfois, on pourra aussi avoir recours à des dialogues, à des témoignages, etc.  
  • Son : par exemple, des sons évocateurs enregistrés « en situation » (notamment, bruits & signaux sonores sollicitant des actions dans l’environnement de travail présenté, etc.),  
  • Texte : en complément de la voix, le texte affiché peut préciser et détailler, pour aider à mémoriser ... mots importants, mots nouveaux, étapes d’une procédure, définitions, etc.  
  • Image : réelle (vidéo ou photo) ou virtuelle (dessin ou animation), elle a pour mission d’expliciter, d’illustrer, de rendre vivant & réaliste le message pédagogique, de le placer dans le contexte de l’action, etc. avec une quadruple nécessité :  
    1. Varier l’offre visuelle à l’Apprenant;
    2. Le surprendre et éviter la monotonie, source de désintérêt, sans pour autant céder au spectaculaire;
    3. Adapter finement le visuel (nature et contenu) au message;
    4. Optimiser l’impact psychologique, source d’efficacité comportementale : identification, reconnaissance, impact du réel, appropriation, etc.  
  • Interactivité : sa mission est d’impliquer l’Apprenant, de solliciter de lui à bon escient action ou décision (le faire cliquer simplement pour l’occuper est sans intérêt et contreproductif), de lui donner «l’occasion d’essayer», le choix d’approfondir certaines notions, etc.,

L’idéal est de les utiliser tous en combinaison, avec un triple enjeu :

  • non seulement chacun, dans chacune de ses occurrences, doit être pertinent et de qualité, dans le contenu comme dans la forme proposée : «écriture» des textes (dits et affichés), timbre et diction des voix, prise de son, réalisation et définition des images, etc.  
  • mais leur agencement d’ensemble à l’écran doit être soigneusement et habilement dosé de façon à ménager une certaine redondance du message pédagogique :  
    • d’une part, pour multiplier les occasions de mémorisation par l’Apprenant,  
    • d’autre part, pour donner le maximum de chances de mémorisation à chaque Apprenant en fonction de son processus propre de mémorisation (auditif, visuel,etc.),  
    tout en évitant la sensation lassante de répétition : proposer la même information sous des formes différentes,  
  • médias multiples et redondances voulues doivent cependant épargner à l’Apprenant toute sensation de profusion :  
    • le formiciel doit au contraire demeurer sobre et économe en messages (notamment dans sa présentation visuelle : interface, etc.), pour éviter le risque de dilution et de dispersion de l’attention,  
    • l’Apprenant doit pouvoir sans peine demeurer centré sur le message pédagogique.  

Last but not least, il convient d’avoir présent à l’esprit que l’Apprenant vit aujourd’hui au quotidien dans un univers baigné d’images et de sons : il n’est pas neutre que le formiciel, en tant que réalisation audiovisuelle, «soutienne la comparaison» au sein de cet univers.

De facto, un formiciel est aussi un puissant outil de communication interne et externe : par sa conception, son langage, sa réalisation, il véhicule l’image et la culture de l’entreprise, ainsi que son regard sur les Apprenants auxquels il est destiné. Sous-estimer cet aspect du projet présente un risque important : une mauvaise impression est toujours difficile à corriger a posteriori.

Il convient donc de privilégier une réalisation simple et sobre (s’en écarter est très aléatoire : le « goût » est une notion des plus subjectives, chaque Apprenant a le sien), exempte de fioritures et« enrichissements » gratuits (c’est-à-dire qui ne sont pas en eux-mêmes porteurs d’une part du message et ne sont présents qu’à titre « décoratif »), et de préserver autant que faire se peut la manifestation d’humain dans le dispositif et sa mise en oeuvre.

Cet exposé se compose de 4 parties :

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