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France/Afrique : Dakar fait le point sur la coopération scientifique en SIST***

Par Louis-Martin Essono , le 04 juin 2006 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Comme Thot a pu déjà le dire, le projet SIST est un projet de coopération du ministère français des Affaires étrangères conçu pour désenclaver la recherche africaine, promouvoir une dynamique de l’expertise et mettre la science africaine au service du développement durable.

Il concerne les chercheurs, les enseignants et les universités. Ce projet, présent dans 13 pays africains, favorise outre l’accès aux informations produites en Afrique et ailleurs, la diffusion de leurs recherches et la constitution d’équipes scientifiques sur des thématiques communes.

Chacun des 13 pays gère le projet en cohésion et en cohérence avec l’ensemble des territoires scientifiques en liaison avec les personnels scientifiques locaux au sein des comités de pilotage.

La réunion de Dakar, tenue les 24 et 25 avril derniers, traitait de trois points : tenir un atelier de travail sur les « stratégies nationales de contenus SIST », tenir une réunion du conseil scientifique du projet SIST et un comité de pilotage du projet SIST.

Plusieurs conclusions fort intéressantes émanent de ces assises. L’examen des stratégies nationales de contenyus a ainsi permis de décider de la valorisation de l’IST nationale actuelle, de la mise en place de nouveaux produits au travers des outils disponibles sur la plate-forme SIST.

Des actions futures ont également été identifiées, par exemple, l’implantation de nouvelles SIST, la mise en place de répertoires (chercheurs, institutions, activités de recherche) et la mise en place de chaînes d’édition de revues ou de publications électroniques visant la valorisation patrimoniale des fonds documentaires et des thèses au travers des opérations de numérisation rétrospective.

Quant au conseil sceintifique, la décision de créer quatre réseaux thématiques a été prise. Il s’agit de la gestion intégrée des ressources en eau, maladies émergentes, TIC dans l’éducation et la recherche et valorisation des patrimoines culturels. On se propose aussi de créer de nouvelles revues électroniques, de numériser les fonds patrimoniaux et d’appuyer la recherche fédérée sur internet. Les comités de pilotage et de décision de chaque pays, Burkina, Bénin, Cameroun, Algérie, etc. ont été validés.

Le souci réel sera de réaliser le voeu sur la communication, d’amener les partenaires locaux à mettre à disposition toutes les ressources disponibles pour les fonds patrimoniaux rétroactifs et que la numérisation des enseignements dans les établissements universitaires respecte les objectifs initiaux.

Il faut saluer l’entreprise des Français à amener les pays patenaires à se désenclaver et à se mettre résolument non au diapason de l’air du temps, mais de l’intérêt réel des TIC qui se présentent comme la solution idéale du développement. On sait que les blocages les plus résistants proviennent des bénéficiaires eux-mêmes.

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