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Cameroun : demain, l’école par les Tic

Par Louis-Martin Essono , le 11 juin 2006 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Les Etablissements secondaires et ceux de la maternelle restent ouverts même si les élèves ont pris les grandes vacances. Rendez-vous avec les bancs est pris pour septembre 2006. Les élèves vacanciers suivent, enthousiastes, tous les matches de la coupe du monde de foot-ball que retransmet la télévision nationale. En dehors des heures, c’est la guerre aux mangues, aux safous, à tous les fruits qui se livrent aux appetits des jeunes estomacs en ce mois de juin pluvieux qui s’offre aux derniers examens.

En même temps, les Autorités, préparent, à petits pas, la prochaine rentrée scolaire. Une semaine pleine qui a vu les ministres en charge de l’Education montrer les utilisations des fonds PPTE, s’attarder pendant quelques jours sur l’évaluation du système éducatif camerounais devant la masse d’enfants qui cherchent le baccalauréat facile du Tchad, sur l’effectvité de l’insertion des Tic dans l’enseignement secondaire et sur le réseautage des centres multimédias dans les lycées.

Ce dernier sujet a occupé le ministère la semaine dernière. Les structures mises en oeuvre pour la vulgarisation de l’enseignement par les Tic et la recherche de l’information scientifique ont abouti à la création du CNAAP dajà présenté par Thot. La formation des tuteurs, des professeurs et des inspecteurs, et l’encadrement des élèves constituent les points que voudrait résoudre le Ministère.

Le bureau de statistiques révèle que 16 lycées sont dotés, depuis 2001, de centres multimédias et que, depuis, près de 60 000 élèves utilisent les TIC contre 10 000 en 2001. A la rentrée prochaine, chacune des 10 provinces administratives du pays devra abriter au moins un centre de ressources multimédias. Les établissements privés, eux, sont déjà en avance puisque s’étant dotés de ces outils et étant connectés au net soit par V-Sat, soit par d’autres systèmes.

Il s’agira donc de vulgariser ces Centres qui servent d’appui à l’action pédagogique dont la finalité est de lutter contre des inégalités par une formation accessible à tous, et favoriser dans une certaine mesure la promotion sociale. Il s’agit d’un lieu de formation, d’une banque de ressources pédagogiques et d’un lieu de recherche et de production pour les élèves et les enseignants.

Une plate-forme, la cam-educ avait déjà été mise sur pied avec le concours de CFA-Stephenson, qui bat de l’aile et qui, pourtant, grâce à son dispositif, offrait une interactivité bénéfique à tous les partenaires de l’éducation.

Les enseignants attendent maintenant de voir mettre en application un texte qui légalise l’enseignement de l’informatique dans les lycées et surtout à l’Ecole normale supérieure où se forment les futurs professeurs d’informatique.

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