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Comment faire pour que les médias couvrent la formation à distance***

Par Denys Lamontagne , le 16 octobre 2006 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Faire parler de nous

Si l’industrie automobile constitue le plus gros annonceur des médias, si les annonceurs culturels (télé, cinéma, théatre, musique et autres) constituent une masse imposante d’annonceurs, on ne peut en dire autant des sports ou de l’économie, sujets qui sont pourtant très bien représentés dans les médias.

Qu’elle est donc la règle pour que les médias parlent d’un domaine en particulier ?

Apporter des revenus aux médias peut se faire de deux façons : soit en leur achetant de la publicité, soit en leur procurant des lecteurs.

Les sports leur procurent des lecteurs, tout comme le système du show-business, de la politique ou de l’économie, qui sont aussi des annonceurs de valeur.

Avec son profil aride et sans vedettes, la formation à distance peut bien espérer, les médias ne parleront pas d’elle autrement que comme phénomène économique ou technologique et non pas pour son intérêt propre.

La seule option qui demeure alors accessible est celle d’attirer l’intérêt du lectorat.

On recherche particulièrement une couverture régulière, comme celle des pages culturelles ou économiques.

Les jeux vidéos, le théatre ou le cinéma ont des couvertures régulières justement par la régularité de la sortie de leurs nouveaux produits. La formation à distance peut prétendre de même. Il s’édite bien plus de 500 cours annuellement, de quoi faire du rédactionnel 365 jours par année, quoique l’on se contenterait bien d’une fois par semaine pour commencer.

Trois conditions pour plaire

Mais pour intéresser, le sujet doit être intéressant, la présentation attirante et le format pratique. Sur 500 nouveaux cours, combien peuvent prétendre à ces caractéristiques ?

Des sujets intéressants, c’est notre spécialité, du moins ça devrait l’être; on est capable de rendre n’importe quel sujet intéressant... tout comme on peut le rendre ennuyeux.

Quant à la présentation et au format, avec Internet, cela présente de moins en moins de difficultés.

On est ici dans l’ABC de l’intérêt et de la séduction.

Jouer le jeu

Les médias aiment qu’on leur porte attention.

Si on engage un porte-parole de prestige pour chaque cours parmi ses artisans, prêt à jouer le jeu de la tournée médiatique, assurément les médias vont parler de vous et du cours: ils seront intéressants, ils vont leur amener des lecteurs et, de leur coté, récolter des inscriptions.

Des budgets spécifiques

Reste les budgets de promotion et de relation publique. La norme actuelle dans les projets de formation à distance est presque toujours «0» budget de promotion, celle-ci étant le plus souvent assurée par un fond consolidé allant au catalogue, à une ou deux campagnes de publicité annuelle et à l’entretien du site web.

Les orchestres et les théatres vendent bien des abonnements annuels à leur production, mais ils vendent surtout des spectacles à l’unité, avec des promotions spécifiques à chacun. Idem pour le cinéma, la littérature ou les jeux vidéos, idem pour les conférences, les tournois ou les disques. Un catalogue de musiques ou de livres ne produit jamais de best-sellers ni l’essentiel d’une campagne.

L’éducation, une valeur culturelle

L’éducation n’est pas à ce point différente des industries culturelles; elle prendra sa place dans les médias quand elle deviendra intéressante par et pour elle-même, par ses qualités propres. Alors, elle obtiendra un succès culturel et social à la hauteur de son apport.

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