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L’Afrique à Hourtin 2002 : Internet se conjugue au futur composite

Par Louis-Martin Essono , le 25 août 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Les délégations du monde entier ont les yeux braqués sur les très nombreuses tâches noires qui viennent de l’Afrique. Plusieurs organismes les ont invitées, dont surtout le célèbre groupe de recherche bordelais Africanti . Ce groupe, animé par Annie Cheneau Loquay, rassemble une trentaine de chercheurs, d’universitaires, d’économistes, de spécialistes en Ntic, d’artistes platiciens, de musiciens et d’entrepreneurs qui s’assoient pour réfléchir sur les usages et les utilisations des technologies nouvelles en Afrique.

Le visage virtuel de ces Africains est multiple. Une grande partie provient du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina, de Mauritanie, du Cameroun, du Mali et du Gabon. Chacun analyse le sort des Ntic et surtout de l’Internet dans son champ de réflexion.

On observera le grand intérêt pour la formation à distance dans le domaine du Droit (plus de cinq intervenants, dont des avocats, des universitaires et des praticiens). Un débat y est consacré en vue de favoriser l’émergeance de cadres législatifs dans les pays africains : faut-il les généraliser et les étendre à tous les pays ? faut-il les réserver à des pays nationaux ? peut-on d’aboutir à un cadre comme celui de l’Ohada ?

L’EAD apparaît également à travers des interventions sur l’enseignement du français, du Droit et des langues africaines par Internet. L’avenir de l’Internet dans l’application de l’e-gouvernance, de l’e-commerce, de l’e-democratie et surtout de l’e-développement. Ces nouveaux concepts rassemblent de nombreuses organisations comme Enda-tiers-monde . Le développement des causes rurales perdues concerne aussi les membres d’Africanti qui recherchent par quels moyens l’Internet peut aider à l’épanouissement des Africains.

La Mauritanie, qui fait son appartion cette année, se consacre aux problèmes de l’oralité et de l’enseignement des pratiques tradionnelles par Internet et de la finalisation de la législation des pratiques des Ntic dans le pays. Quel est l’apport des Ntic dans l’art ? Comment exploiter l’Internet pour le vulgariser, pour le conserver, pour l’améliorer. Ces questions seront reprises au cours de très nombreuses disscussions qui se poursuivront d’ailleurs dans le cadre de la Biennale de Dakar qui se prépare pour bientôt.

Même les entrepreneurs africains sont venus pour montrer comment ils ont créé, pour leur continent, de nouvelles démarches devant adapter ces outils aux caractéristiques spécifiques à leurs sociétés. Il faut remodeler les interfaces visuelles, l’Internet sur les cellulaires, les facilitations de l’e-commerce.

Si cette forte délégation africaine a pu se rendre à Hourtin grâce aux subventions du CNRS, du Ministère français des Affaires Etrangères, de l’ Intif , du Crepac et de la Maison des Sciences de l’Homme, il faut faire observer qu’une autre délégation d’Africains vient du Canada Québec et comporte de jeunes éléments très "branchés", si l’on peut accepter cette expression.

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