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Cameroun : l’Université de Yaoundé 1 abritera un centre de l’université des Nations Unies

Par Louis-Martin Essono , le 25 août 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Elle abrite déjà l’Académie Cisco, partenaire international du Pnud , de la CEA et de l’ IUT . Elle est la première à offrir des services Internet au sein de son campus. Elle prévoit, par le Centre Universitaire des nouvelles technologies, la réforme pédagogique en vue de faciliter l’accès des jeunes étudiants à l’enseignement universitaire.

Sous la houlette du très actif Minesup, le Ministère camerounais de l’Enseignement supérieur en matière de nouvelle technologie et de son recteur, elle prévoit, dès cette rentrée d’octobre, une andragogogie généralisée en vue d’initier les nouveaux professeurs d’universités à leurs fonctions professionnelles. Elle vient de virtualiser sa bibliothèque, de procéder aux inscriptions et aux saisies des notes par un système informatisé. L’ Université de Yaoundé 1 , est la tête de proue des nouvelles technologies au Cameroun et, sans doute aussi, dans la sous-région de l’Afrique centrale.

La nouvelle est tombée il y a quelque jours. en effet, Hans Van Ginkel, sous-secrétaire général de l’Onu et recteur de l’Université des Nations unies à Tokyo a annoncé que le Cameroun, par le biais de l’ Université de Yaoundé 1 abritera probablement un centre de recherche et de formation de l’Université des Nations unies. Cette décision a été prise de commun accord entre le Pr. Hans qui a rencontré successivement Atangana Mebara Jean Marie, ancien Ministre de l’Enseignement supérieur, l’ex-ministre de la Recherche scientifique et technique H. Nlend, le ministre des Relations extérieures et le Recteur de l’Université de Yaoundé I.

Le potentiel technologique et les ressources présentes sur le Campus de Ngoa Ekelle de l’Université de Yaoundé I, auquel s’ajoute un important parc informatique, a pesé en faveur de Yaoundé comme le deuxième centre de Nations Unies en Afrique après celui d’Accra au Ghana (Institut pour les ressources naturelles en Afrique).

Comme L’IRNA, le centre des Nation Unies de l’Université de Yaoundé 1 devra travailler d’une part à réhabiliter les ressources naturelles de l’Afrique, d’autre part, à renforcer les institutions de recherche africaines, à mobiliser les scientifiques et les technologies et enfin à leur donner la possibilité de formuler des options de politiques indépendantes. Ses activités se concentrent sur la gestion des sols et de l’eau, les cultures vivrières locales et autres plantes utiles, et les ressources minérales.

L’université des Nations unies est en réalité une structure virtuelle. Elle comprend, outre le centre de Tokyo et plusieurs centres de recherche et de formation répartis à travers le monde, un réseau d’institutions associées et de chercheurs universitaires. Ses programmes et ses activités se conçoivent, se gèrent et se coordonnent du centre de l’Unu, lequel propose et offre des bourses de formation à de jeunes scientifiques.

Le système d’enseignement est celui de la formation à distance. D’où la nécessité des outils informatique, des technologies nouvelles et des facilités de transmission grâce à des bandes passantes assez larges et fluides permettant de disposer de boulevards en télécommunication. Les enseignants sont donc des tuteurs et les méthodologies relèvent de celles qui se recrutent parmi les chercheurs et les professionnels des pays en développement inscrits en 3e cycle en tant que boursiers ou alors, bénéficient tout simplement des activités de renforcement des capacités de l’Unu.

Ces apprenants sont recommandés par leur pays respectif et travaillent dans une discipline intéressant l’Unu à l’exemple de la gouvernance, de l’environnement, du développement, de la paix, de la technologie etc.

Fondée en 1993 par le Japon, l’Unu est financée dans sa totalité par des fonds de dotation d’agences, de fondations et du public. Son budget biennal 2000-2002 était d’environ 76 millions de dollars. il est subventionné par les pays qui abritent ses centres : Japon, Filandre, Macao, République populaire de Chine, Pays-Bas, Royaume Uni, Ghana, Zambie, Jordanie, Allemagne, Portugal, Arabie Saoudite, Canada, Islande et Venezuela et, bientôt, le Cameroun.

Le Cameroun, en rejoignant ces autres pays, marquera un nouveau pas en direction de la reconnaissance de la formation à distance.

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