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Sénégal : rattraper le retard par les jeunes et les technologies en réseau

Par Louis-Martin Essono , le 11 mars 2004 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

On ne s’interroge plus sur la place que convoite le Sénégal en Afrique francophone dans le cadre des nouvelles technologies. La plupart des pays du Nord, le Canada, les Etats-Unis, la France, etc. financent plus d’un projet relatif à l’utisation des nouvelles technologies. L’expertise endogène elle-même se montre suffisamment agressive pour mériter une telle confiance.

Le Président de la République, A. Wade, s’est fait une promesse pour, au moins, égaler les prouesses d’Alpa Omar Konaré au titre du développement et de l’insertion des Tic en Afrique. L’engagement du Président n’a pas failli. A. Wade a en effet initié de très nombreux projets pour le futur technologique africain tant au plan de la médecine, de l’ éducation que de l’économie. Sa participation concrète à l’organisation des manifestations internationales comme le SMSI, sommet mondial de la société de l’information, a été remarquable.

Loin de s’oublier, il vient d’ordonner que son pays procède à la formation des jeunes aux nouvelles technologies. C’est une action de plus, on se rappelle que le 13 mai 2003, le Ministre de l’Education avait créé une Commission pour légaliser les techniques numériques à l’école. Et la formation aux Ntic devait commencer dès l’école maternelle.

En ce 8 mars, révèle le journal quotidien le Soleil, le Gouvernement sénégalais lance une vaste opération pour la formation des jeunes aux Nouvelles technologies. C’est le président de la République qui a demandé au ministère de l’Information et de la Coopération panafricaine dans les NTIC, de " mettre en oeuvre un groupe de travail sur la formation des jeunes ". Lobjectif est " d’élaborer un vaste programme de formation des usagers en général et des jeunes, en dehors et au sein du milieu scolaire en particulier, dans la maîtrise des outils de l’Internet, pour favoriser leur appropriation dans la vie quotidienne ".

Les bénéficiaires de cette formation se recrutent auprès des jeunes du milieu scolaire ou l’ensemble des jeunes. Quelques problèmes visant à favoriser ce projet concernent respectivement l’utilisation des langues nationales pour assurer une plus large formation, les problèmes d’accès, les tarifs, etc.

De telles initiatives sont généralement attendues, bien que rares. L’appropriation des Tic par les populations permettra une insertion plus harmonieuse, elle provoquera également des projets de la part des jeunes et le pays seul pourra en bénéficier. On peut d’aileurs lire une intéressante rélfexion dans un autre article du même journal.

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