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Informatique : à l’épreuve de l’Afrique

Par Thot , le 13 avril 2010 | Dernière mise à jour de l'article le 08 juillet 2010

L’on sait déjà que l’Afrique ne consomme pas suffisamment les produits et les contenus de l’Internet.  De nombreusesréflexions scientifiques ont  posé les bases des conditions pour une implantation équilibrée et souveraine de l’informatique en Afrique en même temps que des portails visent à établir un Internet équitable  et éviter par exemple que le continent devienne la poubelle informatique du Nord.

Des colloques et des séminaires ont été organisés pour solliciter l’adhésion de ce continent  au monde du numérique qui passe comme le moteur essentiel de tout développement. Plusieurs rencontres mondiales ont sommé les Chefs d’Etat africains de contribuer au développement, non seulement de l’Internet, mais aussi et surtout de l’informatique qui constitue le tremplin de l’usage de tous les progrès des TIC.

Les passerelles du Développement de Bamako 2000 et 2002 puis les rencontres genevoise et  tunisiennes des SMSI sont là pour témoigner de la solidarité mondiale à drainer le continent noir vers le futur plus heureux et plus homogène.

Des progrès

L’informatique a pris de la valeur en Afrique. Un dictionnaire informatique écrit en wolof est en circulation. Au Cameroun ; au Sénégal, au Burkina et dans de nombreux pays africains, les contenus pédagogiques ont été revus en fonction des programmes incluant, dès l’école primaire, l’initiation à l’informatique. La multiplication des centres multimédias; les records des mariages réels contractés virtuellement en Afrique au moyen de l'Internet est une preuve que l'informatique produit des effets bénéfiques.

On a assisté aussi, à la première moitié de la décennie 2000, à la conception et à la mise en œuvre des Plans nationaux pour le développement de l’informatique et des nouvelles technologies. L'Education dans l'ensemble et le commerce en sont les premiers bénéficiaires. Partout dans les villes; des centres de formation à l'informatique cotoient les tailleurs et les bouchers alors les UIT en informatique essaiment les universités du fait des possibilités de carrière de cette branche.

Aujourd’hui, le gouvernement du Cameroun a ouvert, à l’Ecole normale supérieure, tout un Département de l’informatique et un autre pour les TIC en vue de former les futurs enseignants à l’usage de ces outils.

Retenir les compétences

L’expertise africaine existe donc et on sait combien ils se sont distingués dans le monde. Mais la fuite des cerveaux est réelle malgré de subtils dispositifs érigés au Nord pour filtrer les entrées. Les conditions de travail au Sud sont exécrables et la jeunesse recherche la perfection financière. L’effort ne paie pas autant au Sud et la multiplication des dons en matériels informatique ne résoudra pas le problème.

L’Afrique a besoin d’une politique claire pour que tous les secteurs de la vie quotidienne tirent profit des bienfaits de l’informatique.  L’agriculteur perdu aux fins fonds de la brousse sait il utiliser un GPS, un éleveur de moutons ou de bœufs sera-t-il en mesure de prévoir où le pâturage sera disponible pour son troupeau dans trois mois, les tableaux blancs numériques en vogue dans le monde ont-ils du sens chez ces écoliers sans livre et agglutinés dans une salle de classe en murs de paille, la télémédecine qui s’infiltre sert-elle vraiment toute la population ?

Les télécentres communautaires pourraient sans doute devenir un point central pour le développement utile et efficace de l’Afrique des villages qui ont, eux-aussi, droit au bonheur de l’informatique et de ses corollaires

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