Dossiers de la semaine

Joyeuse curiosité

La reconnaissance innocente «qu'on ne sait pas grand chose» à propos de ce qui est l'objet de notre curiosité résume bien l'état d'esprit du curieux. Je mobilise mon attention, mes sens, mes relations, mes efforts, mon énergie pour acquérir quelques bribes d'information disparates à propos de cette chose ou situation intrigante.

Comme on ne sait pas ce que l'on va trouver, on ne peut pas beaucoup capitaliser sur les résultats futurs.  Ce qu'on trouvera sera peut-être surprenant, formidable, évident, ordinaire, utile, décevant, inexistant ou pire, inexploitable.

Autrement dit, on est curieux quand on peut se le permettre, c'est une forme de jeu sans règles. Et se permettre d'y jouer est plutôt bon signe : j'ai du temps, des ressources et l'esprit disponibles. Quand on peut le faire à l'école, l'école est formidable.

Mais ce n'est pas tout, notre curiosité naturelle peut-être servir d'appât pour nous placer dans des situations difficiles. Alors, je suis curieux mais tout de même méfiant : le curieux exerce son jugement. Ça fait partie de notre rôle de formateur : on ne lutte pas contre une tendance naturelle, on l'éduque.

L'ouverture du curieux l'amène à découvrir le nouveau, le caché, l'incohérent et dévoiler les faussetés, les superstitions et tout ce que ceux qui profitent du statu-quo ne veulent pas voir révélé, comme leurs privilèges ou leurs magouilles.  Les curieux professionnels, journalistes ou chercheurs, prennent des risques quand ils s'attaquent à des mystères ou des énigmes qui ont des ramifications financières, philosophiques ou politiques.  Même des étudiants prennent des risques quand leur curiosité n'est pas orientée au goût de ceux qui les évaluent. On en arrive presque à la conclusion que si on est curieux, c'est que tout va bien. Et vous, vous permettez-vous le luxe de la curiosité ?

Dans cette édition vous découvrirez différentes facettes de la curiosité, de ce qui l'attire à ce qui l'encourage, en classe, au jardin ou dans les mondes virtuels. 

Bonnes découvertes

Denys Lamontagne - Éditeur
[email protected]

Image : Nose -  Lonely  - ShutterStock

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Joyeuse curiosité - Thot Cursus

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La reconnaissance innocente «qu'on ne sait pas grand chose» à propos de ce qui est l'objet de notre curiosité résume bien l'état d'esprit du curieux. Je mobilise mon attention, mes sens, mes relations, mes efforts, mon énergie pour acquérir quelques bribes d'information disparates à propos de cette chose ou situation intrigante.

Comme on ne sait pas ce que l'on va trouver, on ne peut pas beaucoup capitaliser sur les résultats futurs.  Ce qu'on trouvera sera peut-être surprenant, formidable, évident, ordinaire, utile, décevant, inexistant ou pire, inexploitable.

Autrement dit, on est curieux quand on peut se le permettre, c'est une forme de jeu sans règles. Et se permettre d'y jouer est plutôt bon signe : j'ai du temps, des ressources et l'esprit disponibles. Quand on peut le faire à l'école, l'école est formidable.

Mais ce n'est pas tout, notre curiosité naturelle peut-être servir d'appât pour nous placer dans des situations difficiles. Alors, je suis curieux mais tout de même méfiant : le curieux exerce son jugement. Ça fait partie de notre rôle de formateur : on ne lutte pas contre une tendance naturelle, on l'éduque.

L'ouverture du curieux l'amène à découvrir le nouveau, le caché, l'incohérent et dévoiler les faussetés, les superstitions et tout ce que ceux qui profitent du statu-quo ne veulent pas voir révélé, comme leurs privilèges ou leurs magouilles.  Les curieux professionnels, journalistes ou chercheurs, prennent des risques quand ils s'attaquent à des mystères ou des énigmes qui ont des ramifications financières, philosophiques ou politiques.  Même des étudiants prennent des risques quand leur curiosité n'est pas orientée au goût de ceux qui les évaluent. On en arrive presque à la conclusion que si on est curieux, c'est que tout va bien. Et vous, vous permettez-vous le luxe de la curiosité ?

Dans cette édition vous découvrirez différentes facettes de la curiosité, de ce qui l'attire à ce qui l'encourage, en classe, au jardin ou dans les mondes virtuels. 

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