Dossiers de la semaine

Ceux qui paient

... sont ceux qui décident. Mais quand c'est gratuit, qui est celui qui décide ?  Les étudiants en savent quelque chose : tant qu'ils ne paient pas, ils ne décident pas grand chose.  

Cette logique s'étend aussi à l'administration de l'éducation : on acceptera des dons ou des escomptes d'entreprises pour des équipements, des services ou des installations contre certains privilèges comme l'exclusivité ou une présence publicitaire. Ce qui est «gratuit» se paie d'une autre façon.

Dans le quotidien des étudiants, les services gratuits pullulent et, en contrepartie, ce qu'ils font et sont devient connu des entreprises qui leur proposent si généreusement leurs services.  Notre valeur est estimée en fonction de notre potentiel de consommation. Nous mangeons, nous nous habillons, nous nous transportons et même étudions. Nous avons de la valeur pour ceux qui se proposent de combler nos besoins.  Cet écosystème «données contre service» semble plutôt positif tant qu'il est transparent.

Dans la nature, ce qui est gratuit remplit généralement une simple fonction : nous attirer. Ensuite ce peut être plaisant, comme le parfum d'une fleur qui sera pollinisée en échange, le goût d'un fruit qui sera transporté et distribué ailleurs ou encore terrible comme la mort qui, dissimulée, attend patiemment sa proie.  Quand ceux qui offrent dissimulent leurs intentions, on a des raisons de douter, d'autant plus quand ils ne savent même pas eux-mêmes ce qu'ils feront des données qu'ils accumulent.

C'est pourquoi le «libre» prend une importance politique. L'éducation n'est pas gratuite, on doit la financer, mais pas en bradant notre valeur au premier venu. Pour ce qui est abondant, comme le savoir, on est beaucoup mieux économiquement et socialement de s'occuper de nos propres affaires.  

Cette édition aborde la question économique de l'éducation sous ses aspects personnels aussi bien que collectifs. Le savoir, ça rapporte souvent plus que ça coûte !

Bonnes découvertes

Denys Lamontagne - [email protected]
Éditeur de Thot Cursus

Illustration : alice-photo - ShutterStock

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Ceux qui paient - Thot Cursus

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... sont ceux qui décident. Mais quand c'est gratuit, qui est celui qui décide ?  Les étudiants en savent quelque chose : tant qu'ils ne paient pas, ils ne décident pas grand chose.  

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Dans le quotidien des étudiants, les services gratuits pullulent et, en contrepartie, ce qu'ils font et sont devient connu des entreprises qui leur proposent si généreusement leurs services.  Notre valeur est estimée en fonction de notre potentiel de consommation. Nous mangeons, nous nous habillons, nous nous transportons et même étudions. Nous avons de la valeur pour ceux qui se proposent de combler nos besoins.  Cet écosystème «données contre service» semble plutôt positif tant qu'il est transparent.

Dans la nature, ce qui est gratuit remplit généralement une simple fonction : nous attirer. Ensuite ce peut être plaisant, comme le parfum d'une fleur qui sera pollinisée en échange, le goût d'un fruit qui sera transporté et distribué ailleurs ou encore terrible comme la mort qui, dissimulée, attend patiemment sa proie.  Quand ceux qui offrent dissimulent leurs intentions, on a des raisons de douter, d'autant plus quand ils ne savent même pas eux-mêmes ce qu'ils feront des données qu'ils accumulent.

C'est pourquoi le «libre» prend une importance politique. L'éducation n'est pas gratuite, on doit la financer, mais pas en bradant notre valeur au premier venu. Pour ce qui est abondant, comme le savoir, on est beaucoup mieux économiquement et socialement de s'occuper de nos propres affaires.  

Cette édition aborde la question économique de l'éducation sous ses aspects personnels aussi bien que collectifs. Le savoir, ça rapporte souvent plus que ça coûte !

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