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Intervention sociale en éducation

On saisit assez intuitivement à quel point, devant certaines difficultés personnelles, on préfère se passer d’aide plutôt que d’être étiqueté par son milieu. À l’école, cela devient simplement une question de survie sociale pour les étudiants, d’où la délicatesse nécessaire des intervenants envers des élèves qui, selon toute apparence, ont clairement besoin d’aide.

Ceux qui ont des handicaps évidents n’ont pas ce choix : ils sont reconnus comme tels et leur appartenance au groupe dépend autant de la tolérance du groupe et du support dont ils peuvent bénéficier que de leurs capacités à contribuer à ce groupe.

Justement, au niveau du groupe, l’intervenant social gagne souvent plus à oeuvrer à ce niveau, à la rendre plus ignifuge, plutôt que de passer son temps à éteindre des incendies. Comme en santé, la prévention et l’habilitation sont bien moins coûteuses. Par exemple, les «Ateliers de conversation» facilitent l'intégration des immigrants et augmentent leur sentiment d'appartenance.

Même si le travail social se réalise essentiellement autour des relations humaines, les technologies le modifient de plusieurs façons : du support peut-être apporté en tout lieu et à tout moment, certains handicaps peuvent être compensés avec succès, des robots offrent des services autrement impossibles à fournir, l’administration peut-être réduite, la formation facilitée, etc. mais les technologies peuvent aussi engendrer des problèmes de dépendance ou représenter un obstacle de plus à franchir pour certains.  Bien des travailleurs sociaux se transforment en «techniciens publics» pour aider leur clientèle avec les technologies.

Certes on parle de problèmes auxquels il faut faire face, mais étrangement, plus on leur fait face moins ils apparaissent comme des problèmes et plus le milieu devient tolérant et résilient. Chacun peut faire partie du groupe et y contribuer et le groupe peut servir chacun. L’intervenant social prend la responsabilité pour que ça se produise.

Denys Lamontagne - [email protected]

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Intervention sociale en éducation - Thot Cursus

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On saisit assez intuitivement à quel point, devant certaines difficultés personnelles, on préfère se passer d’aide plutôt que d’être étiqueté par son milieu. À l’école, cela devient simplement une question de survie sociale pour les étudiants, d’où la délicatesse nécessaire des intervenants envers des élèves qui, selon toute apparence, ont clairement besoin d’aide.

Ceux qui ont des handicaps évidents n’ont pas ce choix : ils sont reconnus comme tels et leur appartenance au groupe dépend autant de la tolérance du groupe et du support dont ils peuvent bénéficier que de leurs capacités à contribuer à ce groupe.

Justement, au niveau du groupe, l’intervenant social gagne souvent plus à oeuvrer à ce niveau, à la rendre plus ignifuge, plutôt que de passer son temps à éteindre des incendies. Comme en santé, la prévention et l’habilitation sont bien moins coûteuses. Par exemple, les «Ateliers de conversation» facilitent l'intégration des immigrants et augmentent leur sentiment d'appartenance.

Même si le travail social se réalise essentiellement autour des relations humaines, les technologies le modifient de plusieurs façons : du support peut-être apporté en tout lieu et à tout moment, certains handicaps peuvent être compensés avec succès, des robots offrent des services autrement impossibles à fournir, l’administration peut-être réduite, la formation facilitée, etc. mais les technologies peuvent aussi engendrer des problèmes de dépendance ou représenter un obstacle de plus à franchir pour certains.  Bien des travailleurs sociaux se transforment en «techniciens publics» pour aider leur clientèle avec les technologies.

Certes on parle de problèmes auxquels il faut faire face, mais étrangement, plus on leur fait face moins ils apparaissent comme des problèmes et plus le milieu devient tolérant et résilient. Chacun peut faire partie du groupe et y contribuer et le groupe peut servir chacun. L’intervenant social prend la responsabilité pour que ça se produise.

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