Dossiers de la semaine

Tic pour enseignants

En principe, les technologies dans les écoles sont destinées à faciliter l'apprentissage. Dans les faits, qu'elles le facilitent ou pas a relativement peu d'importance : on les y introduit et il faudra faire avec.

Même si dans bien des milieux la passivité et la résistance à leur égard est manifeste, on ne peut outrepasser leur existence et faire comme si les technologies ne s'étaient pas imposées partout ailleurs, avec leur lot d'effets dérangeants; la «disruption» des pratiques leur est associée et on peut parier que l'école n'y échappera pas. De toutes façons, enseigner à les utiliser et à bien les utiliser est du rôle de l'école.

Si les professeurs éprouvent des difficultés avec les technologies, l'une d'entre elle est qu'ils surestiment systématiquement les compétences technos de leurs élèves dans leur ensemble. Dans un groupe, ils trouveront bien un ou deux geeks, mais pour l'essentiel, même à l'université, la plupart des étudiants ne connaissent que les fonctions de base de leurs outils. Pour aller plus loin avec les technologies, il faut en intégrer l'apprentissage dans l'enseignement même.

Vous connaissez peut-être la théorie du processus du deuil (deni, colère, marchandage, dépression, acceptation); des théories similaires existent pour l'introduction de la nouveauté, nouveauté qui implique nécessairement une forme de perte pour certains, d'ou leur déni, opposition, ... mais aussi une évolution dans leur utilisation : substitution, amélioration, modification, redéfinition, si tout va bien et que ces technologies sont pertinentes.

Au niveau d'un système, quand les principaux intéressés (professeurs et étudiants ) perturbent l'administration par la transformation de leurs pratiques, on constate relativement peu de support de la part des administrateurs; pour l'obtenir, eux aussi y trouvent un avantage et il ne sera pas pédagogique.  Recrutement facilité, amélioration du classement de l'institution, économies financières, réduction des cas de discipline... les arguments pour et contre les technologies ne manquent pas, comme vous le découvrirez dans cette édition. Leur effet général en éducation sur les façons de penser et de travailler est pour le moins mitigé, mais il est évident que l'on ne reviendra pas en arrière.  C'est bien à nous d'en tirer le meilleur et personne ne le fera à notre place.

Denys Lamontagne - [email protected]
Éditeur de Thot Cursus

Illustration - Geralt - Pixabay

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Tic pour enseignants - Thot Cursus

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En principe, les technologies dans les écoles sont destinées à faciliter l'apprentissage. Dans les faits, qu'elles le facilitent ou pas a relativement peu d'importance : on les y introduit et il faudra faire avec.

Même si dans bien des milieux la passivité et la résistance à leur égard est manifeste, on ne peut outrepasser leur existence et faire comme si les technologies ne s'étaient pas imposées partout ailleurs, avec leur lot d'effets dérangeants; la «disruption» des pratiques leur est associée et on peut parier que l'école n'y échappera pas. De toutes façons, enseigner à les utiliser et à bien les utiliser est du rôle de l'école.

Si les professeurs éprouvent des difficultés avec les technologies, l'une d'entre elle est qu'ils surestiment systématiquement les compétences technos de leurs élèves dans leur ensemble. Dans un groupe, ils trouveront bien un ou deux geeks, mais pour l'essentiel, même à l'université, la plupart des étudiants ne connaissent que les fonctions de base de leurs outils. Pour aller plus loin avec les technologies, il faut en intégrer l'apprentissage dans l'enseignement même.

Vous connaissez peut-être la théorie du processus du deuil (deni, colère, marchandage, dépression, acceptation); des théories similaires existent pour l'introduction de la nouveauté, nouveauté qui implique nécessairement une forme de perte pour certains, d'ou leur déni, opposition, ... mais aussi une évolution dans leur utilisation : substitution, amélioration, modification, redéfinition, si tout va bien et que ces technologies sont pertinentes.

Au niveau d'un système, quand les principaux intéressés (professeurs et étudiants ) perturbent l'administration par la transformation de leurs pratiques, on constate relativement peu de support de la part des administrateurs; pour l'obtenir, eux aussi y trouvent un avantage et il ne sera pas pédagogique.  Recrutement facilité, amélioration du classement de l'institution, économies financières, réduction des cas de discipline... les arguments pour et contre les technologies ne manquent pas, comme vous le découvrirez dans cette édition. Leur effet général en éducation sur les façons de penser et de travailler est pour le moins mitigé, mais il est évident que l'on ne reviendra pas en arrière.  C'est bien à nous d'en tirer le meilleur et personne ne le fera à notre place.

Denys Lamontagne - [email protected]
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