Dossiers de la semaine

Eurêka !

Ce n’est assurément pas par une contemplation béate qu’on arrive à ces moments d’intense satisfaction, où l’on ressent le courant de la compréhension se répandre, où tous les éléments disparates s’alignent et prennent un sens, où de nouvelles perspectives s’ouvrent et où un horizon de possibilités s’illumine.

Moment ineffable, on conçoit de dire «Eureka !» après avoir fourni un effort mental soutenu. Pour obtenir cet éclair de compréhension, cette décharge, il faut une tension, une accumulation, de la résistance, des tentatives avortées, des connections sans issue, des boucles insignifiantes et soudainement un chemin se trace, d’abord tenu, hésitant, prudent, puis de plus en plus attirant et soudainement le contact se fait et un flot d’énergie mentale se diffuse en éclairant toute la question et souvent au delà de la personne.

Car quand une question taraude beaucoup de gens, le plaisir de la compréhension se répand comme la foudre. Quand Benjamin Franklin a démontré la nature électrique de l’éclair et comment s’en protéger, sa découverte a fait le tour de la terre en moins de 2 ans…! En 1754 on trouvait des paratonnerres sur les pagodes de Chine aussi bien que sur les minarets de Turquie, les églises d’Argentine ou d’Australie; pourtant il n’y avait ni avions, ni voitures et encore moins de télécommunications, mais le plaisir de la compréhension a été partagé.

Comment inciter les apprenants à fournir l’effort, voilà un défi de l’éducation. Il s’agit de réhabiliter l’effort intellectuel comme source de plaisir.  «Nike» dit le coureur en franchissant la ligne d’arrivée, «Eurêka» dit l’étudiant en partageant sa joie. Les deux sont nécessaires.

Denys Lamontagne   -  [email protected]

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Eurêka ! - Thot Cursus

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Ce n’est assurément pas par une contemplation béate qu’on arrive à ces moments d’intense satisfaction, où l’on ressent le courant de la compréhension se répandre, où tous les éléments disparates s’alignent et prennent un sens, où de nouvelles perspectives s’ouvrent et où un horizon de possibilités s’illumine.

Moment ineffable, on conçoit de dire «Eureka !» après avoir fourni un effort mental soutenu. Pour obtenir cet éclair de compréhension, cette décharge, il faut une tension, une accumulation, de la résistance, des tentatives avortées, des connections sans issue, des boucles insignifiantes et soudainement un chemin se trace, d’abord tenu, hésitant, prudent, puis de plus en plus attirant et soudainement le contact se fait et un flot d’énergie mentale se diffuse en éclairant toute la question et souvent au delà de la personne.

Car quand une question taraude beaucoup de gens, le plaisir de la compréhension se répand comme la foudre. Quand Benjamin Franklin a démontré la nature électrique de l’éclair et comment s’en protéger, sa découverte a fait le tour de la terre en moins de 2 ans…! En 1754 on trouvait des paratonnerres sur les pagodes de Chine aussi bien que sur les minarets de Turquie, les églises d’Argentine ou d’Australie; pourtant il n’y avait ni avions, ni voitures et encore moins de télécommunications, mais le plaisir de la compréhension a été partagé.

Comment inciter les apprenants à fournir l’effort, voilà un défi de l’éducation. Il s’agit de réhabiliter l’effort intellectuel comme source de plaisir.  «Nike» dit le coureur en franchissant la ligne d’arrivée, «Eurêka» dit l’étudiant en partageant sa joie. Les deux sont nécessaires.

Denys Lamontagne   -  [email protected]

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