Dossiers de la semaine

La tête de l’emploi

Même qualifiée, une personne peut batailler ferme pour obtenir un poste convoité, tout comme un recruteur aura à déployer des trésors de séduction pour attirer de bons candidats.  Si autrefois le CV et les diplômes étaient les clés pour obtenir une entrevue, aujourd’hui s’ajoutent la présence sur les réseaux, un portfolio décent, un réseau de contacts, quelques expériences et des compétences humaines, qui ne font pas souvent l’objet d’un diplôme mais qui le pourraient.

Quant à mettre des efforts dans sa formation et dans sa recherche d’emploi, pourquoi ne pas en mettre aussi sur son «branding personnel» ? Cette démarche comporte un nouveau volet, celui de plaire aux robots et de séduire les intelligences artificielles utilisées pour fouiller les bases de données car, s’il est plus facile de contacter des dizaines d’employeurs par Internet, ceux-ci sont forcés en retour d’automatiser leurs processus de sélection face au flux continu de CV.  Cette nouvelle exigence du «paraître» compte aussi pour les employeurs : les candidats de qualité sont plus attirés par des entreprises offrant des milieux agréables et dont la réputation et l’image sur les réseaux sont positives. Ils s’y identifieront éventuellement.

La discrimination entre des candidats constitue le point critique d’un processus d’embauche. Il va de soi que tout facteur qui s'éloigne de l’idéal recherché constitue un handicap. Apparence, accent, couleur ont habituellement peu de liens avec la compétence mais beaucoup avec les préjugés; même les I.A. en ont !  La meilleure réponse semble de considérer les critères utilisés et de s'en tenir à ceux qui servent les buts de l’organisation et non les préférences du recruteur.  Peu importe la couleur du chat, en autant qu’il attrape les souris !

Parmi ceux qui ne se soucient pas de la couleur du chat, on trouve les plates-formes de micro-travail. Là, on ne vous regarde pas, on ne reconnait que votre travail. Il s’agit de la nouvelle déclinaison du «cheap labor». À l’oisiveté forcée, plusieurs préfèrent s’occuper, mais on a le droit de demander mieux, surtout après avoir étudié tant d’années.

Denys Lamontagne   -  [email protected]

Illustration : Geralt

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La tête de l’emploi - Thot Cursus

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La tête de l’emploi

Même qualifiée, une personne peut batailler ferme pour obtenir un poste convoité, tout comme un recruteur aura à déployer des trésors de séduction pour attirer de bons candidats.  Si autrefois le CV et les diplômes étaient les clés pour obtenir une entrevue, aujourd’hui s’ajoutent la présence sur les réseaux, un portfolio décent, un réseau de contacts, quelques expériences et des compétences humaines, qui ne font pas souvent l’objet d’un diplôme mais qui le pourraient.

Quant à mettre des efforts dans sa formation et dans sa recherche d’emploi, pourquoi ne pas en mettre aussi sur son «branding personnel» ? Cette démarche comporte un nouveau volet, celui de plaire aux robots et de séduire les intelligences artificielles utilisées pour fouiller les bases de données car, s’il est plus facile de contacter des dizaines d’employeurs par Internet, ceux-ci sont forcés en retour d’automatiser leurs processus de sélection face au flux continu de CV.  Cette nouvelle exigence du «paraître» compte aussi pour les employeurs : les candidats de qualité sont plus attirés par des entreprises offrant des milieux agréables et dont la réputation et l’image sur les réseaux sont positives. Ils s’y identifieront éventuellement.

La discrimination entre des candidats constitue le point critique d’un processus d’embauche. Il va de soi que tout facteur qui s'éloigne de l’idéal recherché constitue un handicap. Apparence, accent, couleur ont habituellement peu de liens avec la compétence mais beaucoup avec les préjugés; même les I.A. en ont !  La meilleure réponse semble de considérer les critères utilisés et de s'en tenir à ceux qui servent les buts de l’organisation et non les préférences du recruteur.  Peu importe la couleur du chat, en autant qu’il attrape les souris !

Parmi ceux qui ne se soucient pas de la couleur du chat, on trouve les plates-formes de micro-travail. Là, on ne vous regarde pas, on ne reconnait que votre travail. Il s’agit de la nouvelle déclinaison du «cheap labor». À l’oisiveté forcée, plusieurs préfèrent s’occuper, mais on a le droit de demander mieux, surtout après avoir étudié tant d’années.

Denys Lamontagne   -  [email protected]

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