Dossiers de la semaine

Impression 3D

Sous des apparences purement technologiques, l’impression 3D annonce une révolution sociale de la fabrication.  Depuis plus de 2 millions d’années, l’humain et les humanoïdes qui nous ont précédé ont fabriqué des objets et des outils à partir des matériaux de leur environnement.  Aujourd’hui, en combinant notre connaissances des matériaux et des technologies, nous pouvons maintenant travailler des éléments primaires (métaux, polymères, céramiques, ciments, cellules) directement, sans passer par des composites naturels aléatoires tels la roche, le bois, la glaise, le cuir, la laine et autres matériaux biologiques ou minéraux plus ou moins abondants.

L’industrialisation de la fabrication a signifié «uniformisation» car les investissements nécessaires ne peuvent se répartir que sur de grands nombres d’objets identiques. Une chaise bien designée reproduite à 50 000 exemplaires permet de répartir le coût du design et des machines à une portion insignifiante sur chaque objet.

Ce que l’impression 3D apporte est l’industrialisation de l’industrialisation : répartir le coût de la machine à fabriquer à des millions d’exemplaires, distribuer des milliers de modèles 3D, de solutions, de designs à des millions d’utilisateurs, permettre à des millions de concepteurs de répondre à des besoins pointus répartis un peu partout au monde. Déjà la médecine s’en est emparée. Devenue outil de réalisation, les concepteurs imaginatifs réussissent enfin à concrétiser leurs visions.

Bien sur les technologies ne sont pas encore tout à fait au point, la vitesse est insuffisante, le coût trop élevé, les qualités de résistance et de durabilité trop faibles, mais tous ces points s’améliorent rapidement.  Reste celui de la formation des concepteurs et des opérateurs.  Le design en 3D s’apprend, mais n’est pas inné. La fabrication de qualité sous-entend une connaissance approfondie des matériaux et des techniques, chaque procédé d’impression possède ses qualités et ses limites.  On est loin des pâtés de boue et des constructions de blocs, mais sans doute fait-il passer par cette étape avant de concevoir des objets de qualité. L’école saisira assurément cette responsabilité; espérons qu’elle n’oubliera pas les bases, là par où nous sommes passés avant.

Bonne fabrication

Denys Lamontagne - [email protected]

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Impression 3D - Thot Cursus

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Sous des apparences purement technologiques, l’impression 3D annonce une révolution sociale de la fabrication.  Depuis plus de 2 millions d’années, l’humain et les humanoïdes qui nous ont précédé ont fabriqué des objets et des outils à partir des matériaux de leur environnement.  Aujourd’hui, en combinant notre connaissances des matériaux et des technologies, nous pouvons maintenant travailler des éléments primaires (métaux, polymères, céramiques, ciments, cellules) directement, sans passer par des composites naturels aléatoires tels la roche, le bois, la glaise, le cuir, la laine et autres matériaux biologiques ou minéraux plus ou moins abondants.

L’industrialisation de la fabrication a signifié «uniformisation» car les investissements nécessaires ne peuvent se répartir que sur de grands nombres d’objets identiques. Une chaise bien designée reproduite à 50 000 exemplaires permet de répartir le coût du design et des machines à une portion insignifiante sur chaque objet.

Ce que l’impression 3D apporte est l’industrialisation de l’industrialisation : répartir le coût de la machine à fabriquer à des millions d’exemplaires, distribuer des milliers de modèles 3D, de solutions, de designs à des millions d’utilisateurs, permettre à des millions de concepteurs de répondre à des besoins pointus répartis un peu partout au monde. Déjà la médecine s’en est emparée. Devenue outil de réalisation, les concepteurs imaginatifs réussissent enfin à concrétiser leurs visions.

Bien sur les technologies ne sont pas encore tout à fait au point, la vitesse est insuffisante, le coût trop élevé, les qualités de résistance et de durabilité trop faibles, mais tous ces points s’améliorent rapidement.  Reste celui de la formation des concepteurs et des opérateurs.  Le design en 3D s’apprend, mais n’est pas inné. La fabrication de qualité sous-entend une connaissance approfondie des matériaux et des techniques, chaque procédé d’impression possède ses qualités et ses limites.  On est loin des pâtés de boue et des constructions de blocs, mais sans doute fait-il passer par cette étape avant de concevoir des objets de qualité. L’école saisira assurément cette responsabilité; espérons qu’elle n’oubliera pas les bases, là par où nous sommes passés avant.

Bonne fabrication

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