Dossiers de la semaine

Apprendre seul, en groupe, en réseau

Qui aujourd'hui aurait l'idée de proposer de seulement apprendre seul ? Que l'on visite des sites comme celui de Wolfram Research ou celui de n'importe quelle institution de formation ou presque, on trouvera des ressources de formation de tout genre ET des liens vers des réseaux sociaux et des groupes. L'apport du groupe est non seulement souhaité, mais essentiel. L'idée qu'il y ait des gens intéressés à apprendre en divers lieux et à divers moments à fait son chemin dans les esprits autant que celle qu'il y a avantage et intérêt à partager et collaborer avec les autres.

Il y a un rapport avec la mobilité. On pourrait presque dire : seul et immobile. Dès qu'on se met à bouger, on rencontre nécessairement l'autre quelque part, un jour ou l'autre.

L'apprentissage est ultimement toujours accompli par l'individu et seulement par lui. Cependant, si le questionnement initial part de l'individu ou est accepté par lui, la réponse elle, quand on parle d'apprentissage, se trouve généralement hors de l'individu. Si au gré de son étude on rencontre une difficulté, alors un livre ou une page web montreront leurs limites plutôt rapidement.  Un professeur submergé ou démotivé aussi. Un groupe ouvert est sans limites. D'où l'intérêt d'offrir, d'avoir accès ou de créer des possibilités de recourir et de contribuer au groupe. Mais on peut bien interagir avec un livre, une page web, des professeurs, d'autres apprenants, des experts ou des professionnels, au bout du compte la richesse et l'intensité des apprentissages est surtout une question d'implication personnelle et de réussite dans ses démarches. On revient à l'individu. 

Reste à trouver les bonnes pratiques qui permettent d'ouvrir les classes sur le monde. Des pratiques qui permettent aux professeurs, tuteurs et autres mentors de d'exercer un certain contrôle sur ces flux d'échanges. Le but demeure pédagogique et ce sont les professeurs qui en sont les gardiens, jusqu'au jour où le groupe, dont les membres sont graduellement devenus autonomes et responsables, peuvent s'en passer... le professeur aura alors bien rempli son rôle.

Cette semaine plusieurs ressources vous allumeront peut-être sur les possibilités du travail collaboratif et mobile.  L'organisation, la pédagogie, les outils et les pratiques changent; ils changent parce que les gens apprécient ces changements et y contribuent, s'y sentent à l'aise.  Essayez, c'est plus facile et surtout plus agréable qu'il n'y paraît, en plus des avantages objectifs.

Illustration : Group Hug Spanish Style / i a walsh / CC BY 2.0

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Apprendre seul, en groupe, en réseau - Thot Cursus

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Qui aujourd'hui aurait l'idée de proposer de seulement apprendre seul ? Que l'on visite des sites comme celui de Wolfram Research ou celui de n'importe quelle institution de formation ou presque, on trouvera des ressources de formation de tout genre ET des liens vers des réseaux sociaux et des groupes. L'apport du groupe est non seulement souhaité, mais essentiel. L'idée qu'il y ait des gens intéressés à apprendre en divers lieux et à divers moments à fait son chemin dans les esprits autant que celle qu'il y a avantage et intérêt à partager et collaborer avec les autres.

Il y a un rapport avec la mobilité. On pourrait presque dire : seul et immobile. Dès qu'on se met à bouger, on rencontre nécessairement l'autre quelque part, un jour ou l'autre.

L'apprentissage est ultimement toujours accompli par l'individu et seulement par lui. Cependant, si le questionnement initial part de l'individu ou est accepté par lui, la réponse elle, quand on parle d'apprentissage, se trouve généralement hors de l'individu. Si au gré de son étude on rencontre une difficulté, alors un livre ou une page web montreront leurs limites plutôt rapidement.  Un professeur submergé ou démotivé aussi. Un groupe ouvert est sans limites. D'où l'intérêt d'offrir, d'avoir accès ou de créer des possibilités de recourir et de contribuer au groupe. Mais on peut bien interagir avec un livre, une page web, des professeurs, d'autres apprenants, des experts ou des professionnels, au bout du compte la richesse et l'intensité des apprentissages est surtout une question d'implication personnelle et de réussite dans ses démarches. On revient à l'individu. 

Reste à trouver les bonnes pratiques qui permettent d'ouvrir les classes sur le monde. Des pratiques qui permettent aux professeurs, tuteurs et autres mentors de d'exercer un certain contrôle sur ces flux d'échanges. Le but demeure pédagogique et ce sont les professeurs qui en sont les gardiens, jusqu'au jour où le groupe, dont les membres sont graduellement devenus autonomes et responsables, peuvent s'en passer... le professeur aura alors bien rempli son rôle.

Cette semaine plusieurs ressources vous allumeront peut-être sur les possibilités du travail collaboratif et mobile.  L'organisation, la pédagogie, les outils et les pratiques changent; ils changent parce que les gens apprécient ces changements et y contribuent, s'y sentent à l'aise.  Essayez, c'est plus facile et surtout plus agréable qu'il n'y paraît, en plus des avantages objectifs.

Illustration : Group Hug Spanish Style / i a walsh / CC BY 2.0

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