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Voyages en Afrique : apprendre en ligne, grâce aux récits des voyageurs

le 22 septembre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 30 mars 2013

Indépendants - Ressources gratuites

Histoire, géographie, photo et suivi en net

Le portail Gallica s’ouvre sur une page polychrome et très brillante aux peintures évocatrices de l’époque pré-coloniale et coloniale. Les êtres humains y cohabitent paisiblement avec les animaux de la forêt.. au fil de la lecture des 900 volumes de textes, des 30 titres de revues, des 80 cartes qui proviennent des collections imprimées de la Bibliothèque Nationale de France, et lorsque l’on accepte d’écouter les 20 heures d’enregistrements sonores des fonds du Musée de la parole et du geste et d’admirer les 6500 photographies issues des fonds de la Société de géographie, on risque de devenir l’Africain d’hier, fier de lui et de son environnement culturel et géographique encore pur. On signale que ce site va encore s’enrichir, en cette année 2002, par des textes ; des revues, des cartes, des estampes et des manuscrits.

On retrouvera dans ces dossiers qui couvrent toute l’Afrique, une large sélection de documents de toute nature, dont la plupart sont écrits en français. L’avantage de ce site est de rendre aisément accessibles des sources souvent éparses en un corpus pluridisciplinaire, centré sur l’histoire de la découverte de l’Afrique depuis les Arabes ou les Européens aux explorations de l’intérieur du continent.

On pourra également comprendre le partage de l’Afrique entre les puissances européennes et les différentes étapes de la colonisation jusqu’en 1914. Centré sur les XVIII-XIXe siècles, le corpus n’aborde pas la période de la décolonisation, pour des raisons d’ordre juridique liées aux droits d’auteurs, mais se situe bien dans une perspective historiographique globale.

Les sources réunies ont été produites par des explorateurs, marins, missionnaires, militaires, écrivains, artistes relayés par les premiers ethnographes et administrateurs coloniaux. Exploration, traite des esclaves, évangélisation, conquête militaire, colonisation, les documents contiennent l’ensemble des problématiques et des intérêts poursuivis, constitutifs de l’histoire du rapport entre l’Europe et l’Afrique et porteurs de l’expérience du terrain sous toutes ses formes.

Accéder au catalogue

La recherche peut s’effectuer globalement sous quatre rubriques : le menu général sur le voyage en Afrique, puis l’accès catalogue, l’accès géographique qui comporte trois cartes relatives à l’Afrique physique, aux Peuples et royaumes et aux Territoires coloniaux. Chacune des cartes est activée en cliquant sur le terme géographique souhaité. Quant aux parcours thématiques , des liens recelant une sélection des documents essentiels tournent autour de quatre thèmes " L’Europe découvre l’Afrique, l’Afrique des cultures, Histoire coloniale : la France en Afrique et l’Afrique vue depuis la France " . Viennent enfin les grandes revues.

Cependant, tout mot significatif peut s’obtenir à partir des notices dans les oeuvres en mode texte, les tables des matières pour les documents en mode image et les légendes des corpus iconographiques. Outre l’interrogation classique, auteur/titre, sujet, on peut également interroger le catalogue en choisissant une période (siècle) ou une zone géographique dans deux menus déroulants. Sur chacun de ces thèmes, les descripteurs indiqués en marge renvoient sur la totalité des documents du corpus indexés sur ce sujet.

Ce site est à la fois un enseignement susceptible d’intéresser les étudiants, les chercheurs et les institutions concernés par la géographie, l’histoire et la politique. Mais tout internaute passionné de culture, d’archéologie et de photographie trouvera convenablement son compte. Cette mise à disposition est louable et pose néanmoins la conservation des documents historiques de l’Afrique toujours disponibles hors du continent. De nombreux étudiants et les enseignants africains ne trouvent pas chez eux les archives nécessaires à l’aboutissement de leurs travaux. Des voyages coûteux vers les pays du Nord s’imposent alors à eux. Ils en reviennent munis des photocopies partielles de ces documents, mais dépités de cette lacune dans leurs propres pays. Cette déplorable situation valable pour l’Histoire, l’est aussi pour l’art pictural et musical, l’archéologie, les fétiches et autres matériaux utiles pour fleurir nos musées désespérément vides.

 

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