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Unesco : le colloque sur la formation à distance en actes

le 22 septembre 2008

Indépendants - Ressources gratuites

Les 13 et 14 mai 2003, Paris a accueilli les rencontres Resafad auxquelles ont pris part près de cent participants qui ont discuté du bon usage des réseaux pour l’éducation en Afrique. Les actes de ces rencontres sont maintenant disponibles sur le papier et viennent de parvenir en Afrique où des photocopies ont commencé à circuler. Cet engouement pour permettre à chacun de disposer de ces actes montre l’intérêt que l’Afrique, et spécifiquement les enseignants et quelques responsables intéressés, portent à l’enseignement à distance et à l’apprentissage libre.

Le fascicule jaune intéresse pour les nombreuses contributions qui y figurent intégralement et pour leur très bonne qualité. Le luxe est si bon qu’on y lit également les questions posées par les participants. Plus de 150 pages qui traitent des différents réseaux consacrés à l’éducation en Afrique.

Outre une table-ronde dense qu’avait animée G. Jacquinot et qu’entouraient six représentants des secteurs comme le MAE français, la Confemen, l’ AUF, l’ Unesco elle-même, le Ministère français de la Jeunesse dans sa composante technologique et l’ ADEA, J.F. Terret a entretenu l’assemblée sur "les usages des Tic pour l’éducation en Afrique francophone".

Homme de terrain au Burkina Faso,Terret a présenté le contexte technologique de l’Afrique francophone en mettant en exergue les nombreux usages remarqués comme la formation à distance via Internet, la gestion des école par Internet, l’utilisation des logiciels éducatifs, etc. La conclusion a été orientée vers des perspectives pour ces usages en Afrique.

Dans l’atelier consacré aux enseignants, quatre contributions ont porté sur Canal éducatif francophone, le site examen.sn, l’usage des Tice au Burkina et l’experimentation sur l’université en ligne en Guinée. Le deuxième atelier avait été réservé à l’administration du système éducatif et à des expériences en formation à distance en cours au Togo et au Burkina tandis que la Mauritanie intervenait en examinant le déroulement de la formation aux Tic en faveur du personnel éducatif. L’analyse des sites éducatifs a conclu ce deuxième atelier.

Parmi les ateliers les plus fournis, celui relatif aux personnes ressources Tic a vu intervenir six contributeurs qui ont montré, chacun, l’importance des rôles des Tic à la formation des formateurs par le web, au statut bien souvent négligé de l’enseignement à distance en Afrique et de l’état de ces Tic dans quelques pays. Une démonstration d’une coopération réussie en formation a été exposée dans le cadre du projet Train for Trade associant le Cnuced au Bénin, au Mali et au Burkina.

La dernière partie aborde les institutions en charge de l’éducation à distance comme le CEA du Bénin, les campus numériques de l’AUF et la formation à distance par les réseaux, thème traité par M. Jaudeau de Thot.

La lecture aisée de ces actes, leur caractère divers et pluriel qui embrasse tous les secteurs impliqués dans l’éducation par les Tic révèlent la nécessité de renforcer ce type de réseaux et leur extension dans l’Afrique francophone dans son entièreté.

On sait que le Resafad fonctionne sur le principe des conventions entre les pays de l’Afrique francophone intéressés et la France. Celle-ci développe des réseaux au moyen des Tic et contribue à la formation locale des usagers. Il est étonnant qu’aucun pays de l’Afrique Centrale ne figure parmi les participants. Le déséquilibre qui va se créer est de nature à augmenter le fossé numérique qui s’est déjà creusé.

Les problèmes que soulèvent les rencontres Résafad de Paris sont ceux-là même qui avaient été abordés par les rencontres organisées il y a dix ans à Yaoundé, en Guinée, à Maurice, en Afrique de l’Est par l’Unesco, le défunt Ciffad et la Banque Mondiale.

Devant le constat que les problèmes sont les mêmes qu’il y a 10 ans, il serait approprié de redéfinir les moyens de la planification et de l’action. La fermeture de Canal Educatif francophone et l’abandon de la fàd par l’AIF ne sont sans doute pas la réponse attendue, mais plutôt l’aveu d’échec de ce type d’approche. La vieille garde n’a que faire de changements qui la dépassent et qui la remettent en question.

Cependant la francophonie n’est pas à bout de ressources. Il est temps de remettre l’idée d’accessibilité et de popularité à l’ordre du jour. Sans base large et succès de nombre, il n’y aura pas de prestige ni d’élite digne de ce nom, fut-il francophone.

Les actes sont consultables en format PDF sur Edusud.

A lire aussi (MJ) : Les technologies en réseau vues du Sud aux Journées Resafad 2003Extraits choisis d’ateliers pour cette rencontre à forte participation africaine

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