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État des Ntic en Afrique de l’Ouest : une bibliographie récapitulative

le 22 septembre 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 12 avril 2019

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Le titre exact de ce document est "État des Technologies de l’Information et de la Communication en Afrique de l’Ouest francophone: bibliographie annotée". Initialement, en janvier 2002, ce document avait un objectif restreint. Il concernait un exercice universitaire qui a atterri en ligne parce qu’il apporte un complément à tous les documents (sites web notamment) référençant certains des sites déjà identifiés. Son organisation, le cadre géographique couvert et l’identification de nombre de références-pays abandonnées, constituent d’autres plus-values. Ce travail préfigure l’action qu’il reste à faire pour circonscrire les problématiques des Ntic en Afrique.

Initié et hébergé sur le site I-afric , ce travail de recherche "se donne pour objectif d’identifier les documents fondamentaux publiés sur les nouvelles technologies et leur réelle influence sur les populations francophones de l’Afrique de l’Ouest". L’auteur, Ken Lohento, membre d’ Africanti, site consacré au développement des Ntic en Afrique, a , pourrait-on dire, volontairement opté pour l’incomplétude, beaucoup de documents n’ayant pas été mentionnés. Mais il a choisi de ne sélectionner ses références qu’en fonction de la valeur des contenus, de leur rareté et, surtout, de leur intérêt scientifique.

Les études, rapports, articles ou monographies sur cette aire géographique sont, en majorité, le produit de chercheurs africains et étrangers, d’acteurs de terrain ou d’organismes officiels nationaux ou internationaux. Ces références sont judicieusement complétées par d’autres couvrant plus largement l’Afrique et les pays en développement.

En conséquence, l’étude, quoique imparfaite et régionale, est immense et satisfaisante. Les pays concernés par l’étude sont le Bénin, le Togo, la Côte d’ivoire, le Niger, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée Conakry, le Mali, pays francophones de l’ Afrique de l’Ouest. Au plan structurel, il y a lieu de signaler qu’un classement géographique a été effectué, de même qu’un sous-classement alphabétique.

Une mine d’informations accompagne chacun des pays présentés. L’on découvre avec intérêt et aisance la richesse et la floraison, quoique encore embryonnaire, des portails dont la majorité sont tenus par des expatriés et soutenus -est-ce un défaut ?- par des mécènes de tout acabit et résidant au Nord. Les portails typiquement d’Afrique de l’Ouest existent. Et attendant de se développer. C’est le type d’analyse qui manque douloureusement à l’excellent travail phénoménologique de Ken Lohento. Est-ce un répertoire ou une anthologie ? Est-ce une présentation descriptive ou un appel du pied pour une prospective critique à une profonde anthropologie des Ntic en Afrique ? Est-ce un cri de ralliement pour une action plus forte et plus radicale pour une entreprise collégiale vers un développement plus rationnel des usages des Ntic en Afrique ? Ces questionnements défilent tout au long de la lecture réflexive d’une écriture simple et diaphane qui déroule un convoi d’idées nouvelles

Par exemple, la multitude des sites présentés et signalés apparaît-elle dans la réalité comme une oeuvre de charité pour le développement des Ntic chez nous ? Quel est l’impact réel sur la population d’en bas ? Combien de sites se préoccupent d’un tel objectif ? Quels en sont les instigateurs, les sponsors, les commanditaires ? La transversalité de certains de ces sites saute à l’oeil : le Pnud, Anaïs, le Cnuced, l’AUF, l’AIF ; des auteurs prolifiques comme Annie Cheneau Loquay, montrent de manière simple, naturelle et inductive, leur réel intérêt pour l’Afrique. Les Africains eux-mêmes tiennent le peloton dans cette mosaïque qui est loin d’être un capharnaüm des Ntic. Au contraire. Les meilleurs plumes relatent que l’Afrique grimpe lentement au sommet dans ce domaine. Amdou Top est de ceux-là, de ces auteurs de l’Afrique de l’Ouest qui feront désormais partie du gouvernement de l’Icann

Le document est largement présenté sous forme de répertoire indicatif : un court résumé ou commentaire permet de caractériser le document (monographie, article extrait de périodique, site Internet, etc.) retenu. Une classification par type de document a été également adoptée. Sans être strictement thématique, l’étude respecte une logique géographique qui parait plus utile; par ailleurs, une classification thématique se révèle peu pertinente pour chaque pays du fait du nombre limité de références. Aussi l’auteur promet-il déjà une approche thématique des ressources traitant de tous les aspects. Mais la faible production des documents publics sur les NTIC en Afrique entraîne souvent la discussion de plusieurs thématiques dans un même document.

Relativement au choix des sites et des ressources Internet, Lohento prend parti pour l’identification d’un ou de deux sites constituant des "portails" qui illustrent la présence de chaque pays sur les inforoutes. Les sites d’organismes oeuvrant dans le secteur (FAI, ONG et autres organismes gouvernementaux), ne sont spécifiquement mentionnés que s’ils contiennent des informations importantes sur l’état des TIC dans le pays concerné.

L’accès à I-afric est d’une rapidité insoupçonnée. On se serait aussi attendu à voir les sites et portails éducatifs, donc, même partiellement Thot, mais c’est pour la prochaine fois comme promis. On s’est particulièrement réjoui de la mention du Resafad même si d’autres portails éducatifs ont été oubliés. Nous l’avons dit, ce travail est un appel pour une action future et majeure. Il mérite toute l’attention. Il doit être lu. Absolument. Et sans aucune crainte d’erreur.

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