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Apprendre l’hébreu

«Le site de l’hébreu» est une ressource spécialisée cohérente.

le 06 mars 2002 | Dernière mise à jour de l'article le 12 juillet 2012

Indépendants - Ressources gratuites

En 1881, Eliézer Ben Yehouda estima que l’hébreu pouvait être un sujet de ralliement pour les juifs du monde entier et une source d’identité culturelle. Même si l’hébreu était alors une langue essentiellement liturgique et écrite, Yehouda entreprit de la faire revivre à l’école, dans les foyers et dans la vie de tous les jours. Il fonda deux périodiques, un comité de la langue (une sorte d’Académie hébraïque), créa un dictionnaire et inventa des centaines de nouveaux mots pour actualiser la langue...

À ce moment, il n’y avait pas un million de personnes qui parlaient l’hébreu dans le monde. Maintenant l’hébreu est plus prospère que jamais : des journaux sont publiés en hébreu et il y a même des sites Internet dans cette langue.

L’un d’eux nous invite à apprendre l’hébreu. « Le site de l’hébreu» offre une panoplie de ressources pour enseigner ou apprendre, dont un cours en ligne et des liens vers d’autres ressources en ligne ou téléchargeables :

  • Pour les débutants, un guide de conversation français-hébreu produit par la société Travlang. Les mots peuvent être écoutés.
  • Chochana, un cours pour apprendre l’alphabet hébraïque.
  • Une révision de l’alphabet hébraïque et de l’écriture cursive.
  • Un cours de conversation : « Rav Milon ».
  • De nouveaux mots et de nouvelles expressions récemment entrés dans la langue hébraïque.
  • Un cours en 10 leçons, « Hebrew Corner » pour débutants (en anglais facile).
  • Une liste de 1 600 prénoms hébraïques.
  • Plusieurs autres liens et fichiers; il y a même des vidéos.

Le site de l’hébreu est une ressource spécialisée cohérente.

 

Pour la survie des langues, il est question de masse critique mais aussi de volonté.

L’Organisation des Nations Unies déplore que plusieurs centaines de langues vont disparaître d’ici 30 ans. Par exemple, seulement au Québec, sur 11 nations autochtones, seulement cinq parlent encore majoritairement leur langue. Sur 11 langues, trois sont déjà disparues (abénaki, huron et malécite) et une autre est en voie de disparaître (algonquin).

Je ne connais pas beaucoup de spectacles plus tristes qu’une ainée digne et ridée appelée à faire résonner quelques mots d’une langue pour une assemblée de ses descendants dont aucun ne comprend le message. Un froid indescriptible passe sur l’assistance.

Restent le montagnais, le mohawk, le cri, l’attikamek, l’innutittut, le naskapi et le micmac. Pour ces dernières, ce n’est qu’une question de temps : l’assimilation des jeunes se poursuit inexorablement et le seul rempart contre cette disparition est l’isolement des communautés, ce que les individus qui les habitent ne souhaitent pas nécessairement.

Au Canada, il y a près d’une centaine de langues autochtones parlées par moins de 10 000 personnes chacune. Et on ne parle pas ici du français québécois qui lutte lui même pour conserver sa place dans une mer de 300 millions d’anglophones. Qu’en est-il du breton, du catalan, de l’alsacien et du celte, en France? Dans chaque pays du monde la perte des langues afflige notre patrimoine culturel.

L’ONU évalue qu’une masse critique d’un million de personnes parlant une langue est un minimum pour qu’une langue puisse prétendre survivre réellement...

En tablant sur leurs forces, des individus aux langues minoritaires peuvent décider qu’il en soit autrement. L’hébreu peut servir d’exemple.

Le site de l’hébreu

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