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La Moselle ensauvagée

De l’eau et des forêts dans la vallée de la Moselle ou le retour d’une dynamique naturelle

le 14 février 2014 | Dernière mise à jour de l'article le 18 juillet 2014

UVED - Université Virtuelle Environnement et Développement Durable

ENS de Lyon - Site Jacques Monod
46, Allée d'Italie
69364 LYON Cedex 07
France

Tél: 33(0)4 26 23 39 42

Depuis deux siècles, le développement des activités économiques et notamment l’essor de l’industrie dans les vallées alluviales ont altéré durablement  leur fonctionnement (aménagements hydrauliques lourds) et la qualité des eaux (pollution industrielle, agriculture et sylviculture intensives). Celles qui ont conservé une dynamique fluviale naturelle, des  zones d’expansion des crues et des forêts non exploitées sont devenues très rares dans toute l’Europe. En France, on ne les trouve que dans quelques sites le long d’affluents de grands fleuves. Tel est le cas d’un petit tronçon de la vallée de la Moselle en amont de Nancy, en Lorraine.

La valeur écologique de ce site dénommé « Moselle sauvage » est reconnue au niveau régional, national et européen : une zone de 2377 ha a été incluse dans le réseau Natura 2000 en 1999. 122 ha de forêts spontanées résultant d’abandons de pratiques agricoles bénéficient de protections strictes depuis 2006.

Par l’image et des interviews, ce film est destiné à mieux faire connaitre la valeur de ce site, en insistant sur les milieux transitoires, les forêts, l’importance des inondations, le rôle fonctionnel des annexes hydrauliques et les bénéfices que l’homme peut tirer de tout cela, en termes de biodiversité, ressources en eaux, référent par rapport à d’autres forêts alluviales ou recherche scientifique et naturaliste. Il s’adresse au grand public, aux naturalistes, aux enseignants, étudiants et lycéens.   

Le film offre également matière à débattre, car ce site ne rentre dans aucune catégorie reconnue de la biologie de la conservation. Il n’est pas « intact » au sens d’une nature inviolée et vierge, et ne correspond pas non plus aux paysages traditionnels diversifiés bâtis par des générations de paysans. Il conserve bien des stigmates d’usages passés et continue d’être influencé par les actions de l’homme jusqu’au cœur des réserves naturelles.  

Cette nature ensauvagée n’est guère prisée dans nos sociétés. Ni sauvages ni domestiques, en quelque sorte « déshumanisés », les friches conquérantes sont accusées de « fermer » les paysages traditionnels, d’en éliminer des espèces patrimoniales,  de favoriser «  les espèces invasives », de « banaliser » des habitats de prés et de haies créés par l’homme.

Un débat basé sur le poids des idées reçues dans les choix de protection de la nature est donc proposé.

Cette ressource audiovisuelle est une co-production de l'Université de Lorraine et de l'Université Virtuelle Environnement et Développement durable.

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