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Rencontre avec Aly Ndiaye, alias Webster, le rappeur intello

Diplômé en histoire, parolier de choc et fin pédagogue, le rappeur Webster cherche sans relâche à rendre notre société plus inclusive et plus juste.

le 16 novembre 2016

Université Laval

Bureau du recrutement étudiant


Pavillon Alphonse-Desjardins, local 3577
2325, rue de l’Université
Université Laval
Québec (Québec) G1V 0A6
Canada


418 656-2764
1 877 606-5566

Sur la scène d’une salle de cinéma, une jeune fille en robe blanche tremble de tous ses membres en découvrant le public à qui elle doit s’adresser. Un homme, la trentaine, s’approche d’elle. Il l’oblige à le regarder dans les yeux. «Tu n’en as rien à faire de tous ces gens, lui martèle-t-il. Tu es capable de faire de grandes choses.» La tension retombe. Et voilà l’adolescente lancée dans son discours de bienvenue, rassurée par la présence bienveillante d’Aly Ndiaye (Histoire 2002), alias Webster.

Ce jour-là, les élèves de deux écoles secondaires de la région de Québec présentent à leurs parents et à leurs enseignants le fruit du travail réalisé pendant plusieurs mois avec le maître-rappeur Webster. De courts clips vidéo, préparés sous la direction de cet amoureux des mots et de la musique. À l’écran, des jeunes au parcours scolaire souvent chaotique scandent leur envie de réussite, leur désir de se réaliser, mais aussi leur exclusion d’un système qui mise toujours davantage sur la performance. Des images fortes claquent dans la vaste salle, comme une conjuration face au discours défaitiste sur leur avenir qui leur est asséné depuis des années. «Mon cœur déborde de fierté en vous voyant, leur lance Webster tout sourire, après-coup. Vous faire rapper, c’est une des choses les plus gratifiantes pour moi.»

Un vécu hors du commun
Si ce grand frère parvient facilement à nouer le contact avec des jeunes classés comme difficiles, c’est que Webster possède un vécu hors du commun derrière ses lunettes d’intello. Il a passé une grande partie de sa jeunesse à traîner dans les ruelles de Limoilou, quand le nom de ce quartier suffisait à effrayer les habitants des banlieues cossues de Québec. À traîner avec des individus peu recommandables, dont une bonne partie décompte aujourd’hui le temps en prison. «Je suis un des premiers dans mon entourage à avoir fréquenté l’université, lance-t-il. Beaucoup de mes amis sont tombés du côté gauche du chemin.»

 



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Crédit photo : ©VisionJJGarnier

 
 

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