Formations

Dans la peau d'un chauffeur Uber

Le côté moins glorieux de l'économie de partage

le 09 octobre 2018

Sociétés

L’économie dite «du partage» permet à des citoyens d’offrir des services pour moins chers que ceux traditionnellement offerts par des groupes organisés. Par exemple, AirBnb propose à des voyageurs de rester le temps de leur séjour dans un logis vide de ses propriétaires pour, parfois, une fraction du prix de la note d’un hôtel. D’autres services comme Uber ont littéralement mis à mal l’industrie du taxi.

Ainsi, de nombreuses personnes ont vu ce service comme la chance de se faire un revenu d’appoint ou même de devenir des chauffeurs à quasi-temps plein dans certains milieux urbains. Or, si certains croient qu’il s’agit de la poule aux œufs d’or, ils pourraient être surpris. L’économie « uber » n’est pas toujours aussi gratifiante que l’on pourrait le penser.

Le quotidien d'un chauffeur Uber

Dans ce contexte a été conçu un newsgame appelé « The Uber game ». Le jeu, uniquement en anglais, place le joueur dans la peau d’un conducteur Uber en Californie. Il lui faudra faire des raccompagnements à Sacremento et San Francisco. Le but étant, au bout d’une semaine d’activité, de récolter 1000 dollars afin de payer le loyer de sa petite famille.

Ainsi, à la manière d’une aventure dont nous sommes le héros, il faut sélectionner d’abord le lieu de résidence, la voiture qui sera utilisée ainsi que les accessoires désirés. Par la suite, différents événements se produiront et il faudra choisir. Vaut-il mieux prendre sa journée de congé le dimanche ou profiter d’un jour de match de football pour transporter des gens? Faut-il accepter cette personne qui apporte de la nourriture dans le véhicule au risque qu’elle tache les sièges?

Le jeu sera plus ou moins difficile si le joueur décide de commencer directement dans San Francisco où il y a beaucoup de monde que Sacremento où il est nécessaire de se rendre dans la grande ville pour faire plus d'argent. Pour gagner davantage d'oseille, il devra essayer de réussir le défi de raccompagnements mis en place par Uber.

Une partie dure environ 10 à 15 minutes et, par la suite, le joueur peut avoir accès au reportage fait par des journalistes du Financial Times. Celui-ci met en lumière les conditions de vie précaires de ces chauffeurs qui veulent gagner leur croûte en conduisant d’autres gens.

Cela n'est pas impossible mais demande beaucoup de sacrifices afin d’en vivre convenablement. Sans être une charge à fond contre l’entreprise, il y a clairement un rappel que les conducteurs n’engraissent pas tant leur portefeuille que celui d’Uber. Un éclairage ludique des côtés moins glorieux de l’économie de partage.

The Uber Game

Avez-vous apprécié cette page?

Voir plus d'articles de cet auteur

Accédez à des services exclusifs gratuitement

Inscrivez-vous et recevez des infolettres sur :

De plus, indexez vos ressources préférées dans vos propres dossiers et retrouvez votre historique de consultation.

M’abonner
Je suis déja abonné