Technologies

Utiliser efficacement les salons de bavardage (Chat rooms) en formation à distance et à l’école -

le 13 mars 2000 | Dernière mise à jour de l'article le 12 décembre 2008

Sociétés

La qualité des échanges dans les salons de bavardage (Chat rooms), quand ils sont compréhensibles, est la plupart du temps déprimante. Cela dit, sans considérer la qualité de la langue...

Chaotiques, décousues, insignifiantes, branchées sur les lieux communs et des jeux qui n’ont souvent rien à voir avec le thème du salon, ces conversations écrites sont pourtant affectionnées par beaucoup de jeunes.

Mais de là à utiliser les salons de bavardage dans le cadre d’un cours, bien des professeurs crieront à la profanation.

Une étude du Web Lab’s Innovative Reality Check Discussion Group démontre pourtant que le niveau de qualité des échanges dans ces mêmes salons de bavardage en ligne peut être très élevé sous certaines conditions, l’idée étant de créer un espace où les participants auront un sens de la propriété et de leur responsabilité.

Pour y arriver, il faut :

  1. Mettre une barrière sélective à l’entrée; par exemple, un questionnaire de 35 questions personnelles et une attente d’un jour avant de pouvoir prendre part aux conversations.
  2. Diminuer le niveau d’anonymat, ce qui augmente et améliore le niveau de confiance dans les interactions. Trop d’anonymat conduit à une disparition de l’imputabilité (accountability). Les participants peuvent rester anonymes mais lorsqu’ils fournissent des données biographiques significatives et honnêtes, le niveau de qualité des échanges augmente. Le niveau de confiance dans les échanges semble être en relation avec celui de la «connaissance personnelle» des participants.
  3. Installer un certain protocole : une heure fixe pour les débats et un débat qui commence sans qu’aucun participant ne puisse s’ajouter après que la session soit commencée. Vous êtes là au début ou pas du tout.
  4. Restreindre le nombre de participants de façon à ce que les participants sachent qui est là, qui participe et qu’ils puissent remarquer qui n’intervient pas. Il semble y avoir un besoin de se repérer mutuellement.
  5. Enfin, les groupes fonctionnent mieux lorsqu’ils sont auto-controlés plutôt que tempérés par un médiateur externe. C’est à chacun des membres du groupe de s’assurer que le groupe fonctionne. En l’absence de médiateur externe, les participants deviennent étrangement plus polis et résolvent leurs conflits d’une manière beaucoup plus respectueuse.

«Quand vous avez une persistance et une continuité dans les échanges, vous finissez par savoir qui est là et soudainement tout prend son sens», y compris le fait que le groupe a une valeur pour vous.

Pour l’article complet : Resurrecting a Dying Art

Pour l’étude

Web Lab’s

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