Technologies

Classes sur mobile : allô, prof. C’est moi. On continue le cours ?

le 08 mai 2008 | Dernière mise à jour de l'article le 06 septembre 2011

Sociétés

L’expérience des cours sur le téléphone mobile n’est pas encore entièrement réalisée dans les pays en voie de développement, mais, au sein des campus, elle est de plus en plus envisagée. Les I-pods, les MP4 s’emploient déjà énormément par des enseignants et leurs apprenants. Les opérateurs de la téléphonie mobile offrent, à prix élevé, la connexion Internet sur le téléphone mobile. C’est probablement un luxe de parler de cours sur ces instruments alors que la population générale croupit dans la misère.

Les cours virtuels prennent effectivement de l’ampleur en Afrique, les stations relais des universités étrangères foisonnent aussi, entraînant une évolution à laquelle s’adaptent aisément les apprenants. À Yaoundé, Dakar, ou Abidjan, ils consultent Viagenie pour y puiser on ne sait trop quoi. Mais tous expliquent et parlent avec passion du m-learning et des possibilités des universités de l’Hexagone à dispenser de tels cours. Tellement plus pratiques, rêve-t-on ici et là tout haut. Mais le dispositif est encore bien loin d’être implanté bien que quelques établissements universitaires s’y préparent avec acharnement.

Ailleurs, l’expérience fonctionne bien. Car, comme avec le web 2.0, vous dit-on, «les téléphones mobiles, les assistants numériques personnels (PDA), les portables et les systèmes d’exploitation mobiles peuvent être utilisés avec d’autres solutions pour engager et motiver l’apprenant dans son processus d’apprentissage n’importe où et n’importe quand».

Le téléphone n’est plus interdit en salle de classe, mais il devient un outil pédagogique comme l’ordinateur, le tableau ou le cahier. Un logiciel bien plus simple vient d’être mis en route par l’Université de technologie de Sidney. «Cette technologie d’interaction, le mInteract, met à contribution les portables personnels des élèves et se présente comme un outil à la fois d’enseignement et d’apprentissage. Le système consiste en une application en ligne accessible depuis le web mobile ».

L’université de technologie de Sidney est la première au monde à utiliser cette méthodologie, qui pourra bientôt être vulgarisée. Il est dommage que l’Afrique, où se bousculent des méthodologues et des spécialistes dans ces domaines, soit toujours à la traine et attende pour quémander une petite portion de ce qui est ouvert à tous. Et le rêve des oiselets de voler un jour de se briser soudain, faute de moyens

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