Technologies

Traduction, syntaxe et sémantique : les avancées des Tic en traduction automatique

le 10 décembre 2008

Sociétés

Les traducteurs et les interprètes pourront sans doute disposer, dans un avenir tout proche, d'une machine susceptible de les aider très rapidement pour convertir toutes les nuances de certains idiomes difficiles à rendre quand on passe d'une langue à une autre.

Les machines et les traducteurs automatiques ont une valeur indéniable, mais comportent encore quelques lacunes qui les rendent imparfaits. Deux chercheurs appartenant, l'un à l'université de Lausanne , et l'autre à l'université de Saarland   observent qu'il circule dans le monde plusieurs systèmes automatiques qui manquent parfois de pertinence et qui se révèlent élusifs.     

  C'est pourquoi ils ont entrepris de mettre sur pied un système de traduction intuitive capable de proposer, en temps réel,  une version pertinente d'un texte ou d'un site. 

 Le nouvel outil, que présente la lettre de l'atelier ,  combine approche sémantique et approche statistique, deux techniques généralement abordées séparément dans le secteur de la traduction automatique. Il est question d'un système intuitif de traduction utile aux institutions et aux sites des administrations des pays multilingues. Les écoles et les institutions universitaires pourront y recourir pour une bien meilleure traduction. Le projet est ambitieux et le processus assez novateur.

Selon les deux chercheurs qui ont gagné la deuxième place d'un cours dans le domaine, la nouveauté consiste à intégrer le plus de connaissances possible, réunies dans une base de données globale appelée Méta Modèle Linguistique (LMM)". Cette base incluera des ressources linguistiques et extra-linguistiques, préexistantes ou nouvelles. C'est-à-dire qu'elle ne se contentera pas de stocker des mots, mais aussi des ressources culturelles sur un pays, afin de véritablement comprendre le contexte d'une phrase, ainsi que des expressions particulières.

Les pays du Nord sont bien sûr les plus immédiatement concernés. Mais le modèle est à imiter pour les communautés africaines. Dans des pays où se parlent près de 300 langues et cohabitent plusieurs cultures, les locuteurs doivent constamment reformuler en subsumant l'essence de chaque communauté linguistique. Certes, la langue n'est pas une barrière, mais un lexique approprié convient mieux que des approximations pour traduire les événements et les réalités à représenter par les mots.

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